Synchronicity : une symphonie mélodieuse d’insectes à la Pop

8 juin 2018 Par
Agnes Polloni
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La nouvelle exposition de La Pop abrite l’installation de Robin Meier et André Gwerder, présentée jusqu’au 8 juillet.

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La Pop, traditionnellement s’intéresse à la relation entre le corps et le son. La musique est l’interface posant cette ‘interrogation, c’est la première fois que  cette formule alchimique est exploitée à travers le corps d’un insecte.

Rentrons donc dans l’âtre, le crépitement suave d’une cavité aux bruits sonores, sommes-nous au portes de l’enfer, le paradis des insectes ? Presque. Dans la cale de la péniche  amarrée le long d’un canal dans le 19ème arrondissement, située dans Paris Nord, une formidable faune a investi ce drôle d’habitat. Tapissé d’aluminium le long des murs, nous sommes éclairés d’une pâle lumière rouge, si faible que les yeux s’accoutument vite à la semi-obscurité. Similaires à des marteaux métalliques, deux embouts métalliques se chevauchent en continu, un métronome naturel qui se répercute sur les parois, reliés à un système audiophonique. Le tintement est grave, et ressemble à une cloche sonnant le jugement dernier, l’espace est délicatement empreint d’un mysticisme incertain. Robin Meier élève la voix, pointant de l’index un long-métrage qui illustre ce phénomène de bio-diversité réalisée dans l’Asie du Sud. « Je ne me définirai pas comme un perturbateur de l’environnement, cela représente plus une forme de communication, établie entre des êtres vivants, et des objets ou des sons. L’idée de ce projet est de démontrer l’interaction, la synergie qu’il peut y avoir dénuée d’une force extérieure, de l’homme. »

La chaleur moite et humide de l’endroit est persistante, elle permet de maintenir la température ambiante habituelle entreposée.Le cliquetis incessant des deux embouts métalliques perpétue une symphonie, sur laquelle deux moustiques  fredonnent.