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10 août 2015 | PAR le_tobogan

Dans sa version de l’oeuvre de Nijinski, David Drouard s’attaque au monstre sacré pour revisiter le monstrueux. Moins une nouvelle interprétation qu’une réinvention libre à partir de ses restes (sa musique, ses thèmes majeurs, son esprit de transgression), Faune ne cherche pas à réactiver la figure du sauvage séducteur, mais à questionner le rapport de l’homme actuel à l’organicité primitive. En nous ramenant aux origines de la civilisation contemporaine, David Drouard s’interroge sur une possible rupture avec les origines, l’ère de l’industrie culturelle et de l’hyperconsommation signifie-t-elle la dénaturation de l’humanité ? Teddy bear ou corps brut, le chorégraphe dessine une voie hybride, d’où relire la mythologie et saisir ce qui fait fond au monde contemporain.

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Le thé des poissons
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