Voyage

Rouen ville de patrimoine

Rouen ville de patrimoine

04 octobre 2016 | PAR Sandra Bernard

Depuis le début de l’année, l’agglomération rouannaise a rendu gratuite l’entrée des collections permanentes de ses musées municipaux. Mais ce n’est pas tout ce qui vous attend dans la ville aux cents clochers. Petite sélection pour un citybreak culturel.

Le musée des Beaux Arts :

Un palais magnifique entièrement dédié aux arts dont le grand escalier est décoré de fresques de Puvis De Chavannes. Ce grand musée, digne de la seconde ville du royaume jusqu’au XVIIIe siècle, regroupe une belle collection de peintures allant du Moyen âge au XXe siècle, parmi lesquels des Rembrant, des Monet, des Sisley, … Organisé de manière chronologique, le parcours s’avère fluide et très calme. Les peintures contemporaines sont mises en valeur dans des salles à la scénographie revisitée et design. Le patio sous forme de cour couverte est de toute beauté, baigné qu’il est de lumière. Cependant, fuyez le restaurant du musée et son poisson pas cuit.

Le musée de la céramique :

Situé dans un vaste hôtel particulier du XVIIIe siècle, à proximité immédiate du Musée des beaux arts, le musée de la céramique propose un panorama de la production française de la renaissance au début du XXe siècle. Après une salle d’introduction sur la technique locale de la céramique, les salles se succèdent, égrenant les styles : des ors bleus rouannais du XVIe siècle, vaisselle, verreries et vases des plus grands ateliers sont représentés, en particulier la manufacture de Sèvre. Par beau temps, le jardin est ravissant.

Musée de la ferronnerie :

Voisin du MBA également, le musée de la ferronnerie, niché dans une ancienne église gothique, est une vraie curiosité. il regroupe des objets de tous types et de toutes époques, pourvu qu’ils aient un rapport avec la ferronnerie : clefs, ustensiles de couture, de cuisine, bijoux en acier, corsets orthopédiques, poids, luminaires. L’ensemble donne un résultat très curieux, à la limite du cabinet de curiosités.

Le Gros Horloge :

Monument aussi emblématique de la ville que la cathédrale, le gros horloge, premier de ce type encore debout est le symbole du pouvoir des notables de la ville. Pour la visite de ce monument, comptez 7€ en tarif plein et au moins 40 minutes de parcours. L’on y entre par une petite porte discrète, juste sous la magnifique arche, qui vous mène vers les sommets de la ville en passant par la machinerie et les cloches. Les différentes salles sont consacrées à l’histoire de la ville, du monument, des grandes horloges, mais également aux zones de mécanismes. Depuis le balcon du beffroi, l’on a une vue imprenable sur toute la ville. Les fenêtres offrent différents points de vue sur le décor renaissance et ses nombreux détails.

L’historial Jeanne d’Arc :

Ouvert en 2015, L’historial Jeanne d’Arc, sis dans le bâtiment de l’archevêché, présente de manière originale le procès en réhabilitation de la pucelle et sa courte vie, au moyen de dispositifs vidéos plutôt immersifs et bien intégrés à l’architecture. La visite se termine par des salles sur la postérité de son mythe à travers les siècles. Ce monument, voulu par Laurent Fabius, vise à sortir Jeanne d’Arc du giron du front national pour lui rendre sa dimension nationale. Comptez 6€ et 1h30 de visite.

Le panorama XXL :

Situé sur les bords de Seine, ce nouveau complexe culturel propose une zone d’exposition couplée à une salle immersive circulaire toute hauteur, tapissée intégralement d’une photographie haute résolution représentant un panorama en rapport avec le thème de l’exposition ( forêt tropicale, Rouen 1431, etc.) suivant une alternance jour/nuit. La tour centrale sur trois niveaux, équipée de jumelles, permet de mieux apprécier le panorama. 6€ l’entrée

La tour Jeanne d’Arc

Seul vestige de la forteresse médiévale de la ville, le donjon augustéin est aujourd’hui entièrement dédié à la figure de la Pucelle. Maquettes, sculptures, dessins, etc représentant la sainte patronne de la France, retracent sa vie et son passage présumé dans ces lieux jusqu’à sa fin tragique non loin de là.

La maison de Corneille

Située sur l’emplacement de la maison natale de l’illustre écrivain, cette maison musée de style normand , largement remaniée au fil des siècles, est maintenant entièrement consacrée à l’auteur du Cid.

Visuels : © Sandra Bernards

« Ni Terre Ni Mer », le premier roman d’une douce beauté d’Anne Von Canal
Alain Juppé, une culture (bien) sérieuse mais (bien) floue pour une « identité heureuse »
Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *