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Carnet de voyage : A la découverte de Chantilly et de Senlis

Carnet de voyage : A la découverte de Chantilly et de Senlis

10 juillet 2020 | PAR Katia Bayer

Après avoir croqué des bonbons de couleurs, tenté 10 pauvres pompes par jour et passé plus de temps que de coutume sur Facebook ces derniers mois, on a profité du déconfinement pour partir à l’aventure, laisser Paris la paresseuse derrière nous, remplir le sac à pique-nique, vérifier la date de péremption de la crème solaire et hop, direction l’Oise. Depuis un moment, on s’interroge sur cet endroit au nom d’oie, de noise et de fausse framboise. Il y a quelques mois, par hasard, on est tombé sur le Château de Chantilly, au détour d’une route, aux abords d’un parc. Le choc. Château de loin/crêpe Chantilly de près : le lien était facile. Du coup, on est revenu enquêter dans le coin car la curiosité se marrait bien avec la gourmandise.

On a ouvert la focale en se rendant compte que Chantilly n’était pas loin de Senlis, une ville mignonne à souhait où il fait bon de se perdre dans les ruelles pavées. Toutes deux nous intriguaient par leur charme-Google et leur proximité avec l’eau et la nature. A une période où il fait bon ton d’avancer masqué au supermarché, on s’est dit que ça valait la peine de se bouger les fefesses ramollies par le confinement pour réenvisager des ballades en forêt et dans les parcs, se resocialiser avec nos copains les animaux et les humains non virtuels tout en retournant regarder des objets, des vrais, au musée.

Discret et charmant : le Pavillon de Manse

Notre tour de Chantilly débute avec la visite du Pavillon de Manse, géré par une association de bénévoles dont fait partie Yvelise Audebert, médiatrice culturelle. De l’extérieur, le Pavillon est plutôt discret. En y entrant, on découvre avec surprise son intérêt patrimonial. Il héberge en effet l’ancienne blanchisserie du Château de Chantilly, propriété du Duc d’Aumale. Si notre machine à laver peut trop souvent nous rendre perplexes, il suffit de faire un tour par la blanchisserie du lieu pour réaliser à quel point le nettoyage de la cour était complexe à l’époque au vu du nombre de bassins, de “programmes” à faire à la main, entre lavage, essorage, étendage, … A l’étage, autre surprise, la présence d’une véritable roue de moulin en bois, tournant encore mais ne pompant plus, créée pour abreuver le Château, ses jardins et la ville en eau. A l’extérieur du bâtiment, la Nonette, la rivière qui traverse la ville, coule, paisible : elle alimente les machines de pompage et autres turbines toujours présentes dans le bâtiment. La visite s’achève avec une balade dans l’espace vert aux abords du Pavillon. On chemine le long de l’eau en observant avec curiosité les chevaux, nénuphars, poules d’eau, canards, promeneurs, sportifs et chiens tenus en laisse ou en liberté.

Majestueux : Le Château de Chantilly et son musée

Le lendemain, une visite s’impose au majestueux Château de Chantilly et ses jardins mais aussi au Musée du Cheval qui l’avoisine. Plusieurs formules existent en mode pack complet ou à la carte. Si il faut choisir, on ne peut que vous conseiller d’espacer vos visites en prenant une demi-journée ou une journée complète au Château. Si le soleil s’invite au rendez-vous, le temps écoulé en vaut vraiment la peine d’autant plus que des bancs et tables à pique-nique (sacrebleu, on a oublié de prendre le sac !) ont été emménagés dans la propriété.

Le Musée en soi est une magnifique bâtisse posée sur l’eau, entourée de nature, digne d’un bon film de Disney. Propriété du Duc de Condé (Louis II de Bourbon de son petit nom), le lieu est celui qu’on associe en priorité à Chantilly. En file indienne et masqué (consignes de sécurité oblige), on visite les différentes salles princières, regorgeant de tableaux accrochés au mur. Etonnement déjà : des Raphaël, Ingres, Poussin, Delacroix, Géricault, Van Dyck, y sont représentés. Le plus souvent, les visiteurs ne les remarquent même pas alors que de purs chefs d’oeuvres sont là, juste sous leurs yeux. Dommage. On l’apprend, la deuxième collection de Raphaël après le Louvre se trouve bel et bien ici, au Château de Chantilly. Une salle (Il Sanctuario) est même dédiée au peintre italien dont le duc d’Aumale raffolait. Parmi les oeuvres exposées, on repère “Les Trois graces” nues peintes avec leurs pommes rouges par Raphaël et la bien belle Vénus anadyomène d’Ingres. On retient aussi la bibliothèque du Duc répartie sur deux étages, remplie de livres d’époque et la chambre de Monsieur le Prince resplendissante, dorée, boisée, lumineuse, parsemée de tissus roses.

La visite du Parc

En sortant du Château, on quitte le masque pour entamer la visite du parc et des jardins qui l’entourent. Enorme (115 hectares), la surface verte est bel et bien à consigner dans la liste des “to do” de la journée. Que ce soit du côté des jardins français d’André Le Nôtre (l’artisan de Versailles) datant du 17ème siècle, des cascades, des fontaines, des sentiers de forêt, du Grand Canal tout le long, du jardin anglo-chinois (18ème) ou des jardins anglais (19ème) mentionnés sur le plan, on ne sait où donner de la tête tant la beauté du lieu est pénétrante. Deux parcours sont proposés au visiteur mais la meilleure option est d’essayer, plan à la main, de passer d’un endroit à l’autre, en fonction de sa résistance face à la marche et de la nécessité de sortir son téléphone toutes les deux minutes pour enfermer des souvenirs dans la postérité virtuelle.

Depuis un moment, on les avait repérés sur le net. Des kangourous incongrus vivent à l’autre bout du parc, dans un enclos. Ils se prélassent au soleil, sous le regard indifférent des poules et paons voisins. Un peu plus loin, en traversant un sentier, on tombe sur une petite chapelle. Et puis, face à nous, un grand bassin apparaît, orné de cygnes, de cascades, de petites marches surgissant de l’eau. C’est bon, on a trouvé l’adresse du paradis.

Un peu plus loin, on repère un hameau d’époque accueillant des petites maisons typiques, une roue de moulin, des points d’eau. Sur place, au plein coeur du parc, on peut y manger une crêpe à la Chantilly (classe de chez classe). La route se poursuit avec la découverte fortuite du jardin anglo-chinois trop bien caché, entouré de fleurs oranges et de pierres. Encore plus loin, on découvre le jardin anglais, un lieu voulu sauvage que l’homme semble avoir délaissé. En apparence seulement car on y trouve des petits ponts et un Temple de Vénus où un jeune homme lit en toute solitude. Là, on tombe à la renverse devant l’Ile de l’Amour, une allée se terminant par un dôme verdâtre, à ciel ouvert, dans lequel une statue blanche semble attendre notre venue pour nous parler d’amour. Autour de l’île, un héron nous regarde fixement d’un air attentif tandis que des poules d’eau nous ignorent, elles, superbement. L’île de l’Amour, une bien belle façon de terminer la visite du lieu.

D’un univers à l’autre : Le Musée du Cheval

On repasse par la grille d’entrée pour aller faire un saut au Musée du Cheval. Le Musée, le Dôme et ses écuries font également partie du patrimoine de la ville. Sous le Dôme, des spectacles hippiques sont donnés en semaine et pendant l’été. Cela va de la petite démonstration de 30 minutes à des spectacles bien plus rodés. Aujourd’hui, au premier rang, on assiste à des moments choisis avec deux chevaux différents : Boléro, un cheval de selle espagnol et Frédérik, un cheval de trait allemand. Moment sympa, ludique (les enfants adorent) où on apprend que les trois qualités du cheval sont la mémoire, la gourmandise et la sensibilité (un peu comme nous quoi ;)

Après le show qui va de la présentation du cheval à des exercices et des encouragements prodigués à l’animal, on part visiter au trot les 15 salles du Musée à proprement parler. A l’origine, elles accueillaient les voitures hippomobiles du Duc de Bourbon. Le Musée, didactique, nous permet d’en savoir un peu plus sur le cheval, perçu comme un symbole de pouvoir et de distinction à la cour. Pas mal d’iconographies complètent les tableaux très instructifs pour tout novice en matière équestre (la plupart d’entre nous). Une partie muséale qui se termine avec une bonne idée : la visite des écuries accueillant chevaux, ânes et poneys. Une façon chouette d’être en contact avec les hôtes de ces lieux. Petit bonus pour les matinaux : aux premières heures, les poneys se baladent aux abords du musée, une bonne façon de les voir à l’extérieur, en liberté.

Les surprises de Chantilly : le Potager des princes et le Musée de la dentelle

Si la plupart des gens associent Chantilly au château, aux courses hippiques ou encore à la crème, il y a bel et bien des sites plus confidentiels comme nous l’apprend Fatah Nekhili de l’Office du Tourisme jumelé de Chantilly-Senlis. Le Pavillon de Manse précité en fait partie de même que le Potager des princes et le Musée de la dentelle. Au Potager des princes, Yves Bienaimé nous accueille bon pied bon oeil (“Vous prendrez bien un café ?”). A bientôt 85 ans, le propriétaire des lieux a toujours un projet logé dans un coin de sa tête, l’oeil alerte (“Faut mettre en évidence les cascades, hein !”) et le pas vif (bien plus que nous, la faute aux bonbons…). Yves monte en effet chaque jour à cheval et a même crée le Musée visité la veille. Dans sa jolie propriété où il vit avec son épouse artiste peintre, il conçoit un lieu à part : le Théâtre de la Faisanderie. Quand les simples portes vertes de ce dernier s’ouvrent, la surprise est de taille. En contrebas des rangées, une scène ouverte affiche comme arrière-plan l’eau, la nature, la lumière. C’est presque inespéré tellement c’est inattendu. Jacques Weber qui y a joué voit l’espace comme “le plus beau théâtre du monde”, Yves Bienaimé lui a demandé l’autorisation de s’en servir comme publicité. Accordé.

On poursuit la balade avec l’image du théâtre dans la tête. Le Potager accueille une quantité géniale d’animaux (on adooore les animaux, c’est d’ailleurs la raison principale de notre visite !) : un cochon nain, des canards, des brebis, des pigeons, des cochons d’Inde, des poules, des carpes, des kois, des perruches, des ânes, des daims, des chèvres, des tortues, des ânes, … Sans oublier les lapins qui ont droit à leur propre village, logés qu’ils sont dans des maisonnettes colorées, drôles à souhait (“Alimentation, carottes en gros”, “Café-bar Chez Jeannot”). Cerise sur le museau : des courses de lapins de même que de poules sont organisées sur place, comme en témoignent les lapinodrome et gallinodrome crées de toutes pièces (on n’est  pas au bout de nos surprises…).

A l’extérieur du Potager, on ne peut douter là aussi de l’originalité et de la beauté du lieu (et encore moins de la personnalité de son propriétaire). On poursuit la visite en découvrant ici des cascades, là un petit pont rouge, mais aussi deux guinguettes charmantes et des jardins où les vignes et les roses se disputent les faveurs des jardiniers.

Le Musée de la dentelle

Après le Potager, cap sur le Musée de la Dentelle situé à proximité, dans une cour discrète, en léger retrait. Le Musée a été crée au début des années 90 par plusieurs femmes qui souhaitaient elles aussi associer Chantilly à une autre image que le Château. Deux d’entre elles étaient couturières. Leur volonté était de faire connaître la dentelle de Chantilly. Pari réussi : en 2014, la dentelle est reconnue. La Mairie reprend le Musée qui lui, est inauguré à nouveau deux ans plus tard. Cette histoire, les autres aussi, nous sont racontées avec enthousiasme et détails par Sarah Gillois, la responsable du Musée. Il suffit de s’intéresser un tant soit peu à la mode pour que la curiosité soit piquée devant l’histoire de la dentelle et celle de Chantilly en particulier.

La dentelle naît en Italie et en Flandre. Elle arrive en France à la fin du 17ème siècle grâce à Anne de Bavière, la grande dame du Château. Celle-ci fonde une école de dentellières, une habitude en France à cette époque. A ce moment-là, la dentelle à la mode s’appelle la blonde à cause de sa couleur, de son fil de soie, ni blanc ni jaune, épais et soyeux. Pendant un siècle, la blonde a la côte. Au second Empire, la robe de crinoline avec des couleurs flashys devient très prisée et la blonde passe de mode. On s’intéresse alors à la dentelle noire, celle de Chantilly, popularisée par l’Impératrice espagnole Eugénie de Montijo qui n’hésitait pas à s’en parer. La dentelle a plus de relief, elle est plus légère et plus visuelle, elle cumule les motifs floraux, son fil est noir. Elle se superpose toujours sur un fond de robe, ne se met quasiment jamais sur la peau nue (on est quand même au second Empire, loin, très loin des tenues olé olé des chanteuses à la con d’aujourd’hui). Elle se transmet de mère en fille. Chère, faite à la main, elle est souvent réservée à la haute dynastie et à la bourgeoise bancaire. Si aujourd’hui, un achat de robe se traduit en deux clics et un jour d’attente, il faut imaginer qu’à l’époque, les choses étaient bien différentes. Les tenues étaient choisies sur base de robes existantes, d’échantillons disponibles en boutiques ou directement auprès d’un marchand. Les robes étaient également réalisées quelques années précédent les noces en vue d’un trousseau et d’une dot. Les temps ont bien changé, mais oui, ma bonne dame.

Grâce à Sarah Gillois, on découvre également comment le travail s’articulait entre les marchands, les dessinateurs, les dentellières, les demoiselles de parcours et les raccrocheuses. Pour faire simple, chaque dentellière de Chantilly et des environs avait son métier, une sorte de coussin où elle piquait pendant des semaines les motifs floraux crées par les dessinateurs sur base de cartons et de bouts de dentelle qu’elle recevait de la demoiselle de parcours qui parcourait des kilomètres pour passer d’une femme à l’autre. A l’époque, les petites filles apprenaient dès leur plus jeune âge à piquer, à croiser des fuseaux, à fixer les épingles. Pour les femmes, il s’agissait d’un revenu d’appoint qui leur permettait en parallèle de s’occuper de leurs foyers. La plupart du temps, elles travaillaient dehors, aidées de la lumière naturelle. L’une des pièces de la collection permanente du musée montre d’ailleurs un métier percé par un buisson d’épingles. Pour réaliser une autre pièce exposée, une grande dentelle aux nombreux motifs floraux, il est difficile de deviner que 20 dentellières se sont activées pendant un an pour la confectionner. Et pourtant..

Le musée s’intéresse également au début de l’industrialisation qui aura un impact sur la fabrication de la dentelle de Chantilly. Des marchands normands se mettent à en fabriquer, ils inventent les contrastes, les ombres, ce qui plaît beaucoup au Second Empire. Ce qui arrive aussi, c’est la dentelle mécanique (1802) qui se fabrique bien plus vite que la traditionnelle. Du coup, deux camps se forment : les femmes de la haute aristocratie qui ne jurent que par l’originale et celles de la bourgeoisie qui veulent aussi leur lot de dentelles. Y a pas de raison.

Pour accompagner cette histoire et ce mouvement, le Musée montre différentes pièces de dentelle (robes, châles, éventails, …) faites à la main mais aussi à la machine sans que cette évolution nuise à la beauté des motifs, n’en déplaise la réplique d’un loup en dentelle confectionné par Hubert de Givenchy et porté par Audrey Hepburn au cinéma, résultat d’un don de la Fondation du créateur.

A l’étage, l’exposition temporaire “Parures et étoffes” propose de découvrir jusqu’à la mi-novembre des tenues de spectacles des grandes écuries du Musée du cheval, conçues de toutes pièces par la créatrice Monika Mucha ou rapportées de ses voyages en Chine ou en Russie. Ici et là, les tenues colorées contrastent avec la dentelle blonde ou noire de l’étage inférieur. Beaucoup de poésie se dégage des tenues entreposées : on passe allègrement d’une robe blanche, légère, bordée d’ailes en plumes à des kimonos flashy sans oublier une robe turquoise à fleurs rappelant le travail du créateur belge Dries Van Noten, contrastant avec un chemisier blanc cintré. On en arrive presque à oublier que ces tenues ne sont pas portées par des mannequins mais par des écuyères et cavaliers et que la mode épouse leurs mouvements et ceux de leurs chevaux.

Un thé au Boudoir

Sur le point de quitter Chantilly, on s’arrête au Boudoir, un salon de thé mignon où les boîtes à thé japonaises nous font de l’oeil et rejoignent notre collection de boîtes inutiles mais jolies (donc utiles). On marque un temps de pause aux Etangs de Comelle, un espace également méconnu, isolé en pleine forêt où canards, cygnes et vue sympa attirent les amateurs de détente au bord de l’eau. Le café Le Ploucastel y a installé une terrasse, élément bon à savoir si l’on souhaite un mix de nature, de déconnexion et d’un minimum de contacts sociaux pendant le weekend.

Les fastes de Senlis

On termine la balade à Senlis, ville jumelée à Chantilly, aux côtés de Catherine Jouanneau, rattachée à l’Office de tourisme de Chantilly-Senlis. De la Cathédrale située au centre de la ville, elle dit aisément qu’”on aime à dire que c’est un livre ouvert à caractère gothique”. Que ce soit de face, sur le côté ou à l’arrière, l’édifice en impose. A proximité, les restes du Château local sont à voir car c’est la nature qui en est devenue la propriétaire après que les rois l’aient abandonné quand ils se sont dirigés lentement mais sûrement vers la Loire. En l’absence de royauté, la Révolution a épargné le lieu à la différence du temps et de la nature. Le toit est à ciel ouvert, les herbes poussent le long des remparts, les murs sont irréguliers. C’est poétique car imprévisible. Une association de sauvegarde locale cherche d’ailleurs à préserver aussi ce patrimoine-là.

Le charme de la ville tient aussi et surtout à son aspect médieval (la ville était probablement un ancien village celte), ses pavés, ses ruelles où on aime bien se perdre de nuit, son absence de voitures (un luxe qu’on n’est pas prêt d’oublier), ses anciennes devantures à la peinture légèrement effacée, ses petites surprises (ici, une sculpture sans tête, là, un marché “aux lapins et balais”) sans oublier ses devantures et volets aux couleurs pastel tranchant bien avec les pierres grisâtres et les rosiers accolés aux façades des maisons. Au hasard des balades, on découvre des passages pittoresques, des petits squares dissimulés, des maisons à colombage et des nouveaux détails comme une gargouille en forme de dragon.

Le lundi n’étant pas le meilleur jour pour visiter les librairies, goûter les gâteaux Séraphine (du nom de la peintre originaire de la ville qui abrite plusieurs de ses oeuvres au Musée d’Art et d’Archéologie local) et découvrir les vitraux de Miro à la Fondation Cziffra, on se qu’il faudra bien revenir à l’occasion sur place pour en savoir un peu plus et rencontrer davantage de passionnés attachés à préserver et à faire connaître leur ville. Car un lieu en cache finalement un autre, une expérience n’est pas la même de jour comme de nuit, les lieux fermés changent du tout au tout lorsqu’ils sont ouverts et les coups de coeur méritent les meilleurs ambassadeurs. Rendez-vous pris.

Les 3 bons plans en plus à Chantilly

– La Maison de la porcelaine (une caverne d’Ali Baba toute blanche, qui s’achète à la différence de la collection très importante du Château qui, elle, se contemple)
– La Crêperie de la Cour pavée (sa cour intérieure, sa déco sympa, sa crêpe au chocolat et aux amandes)
– Un pique-nique face au Château (effet carte postale, sourire banane assuré)

Les 3 bons plans en plus à Senlis

– Son marché bi-hebdomadaire les mardis et vendredis
– Le restaurant Scaramouche, face à la Cathédrale (raah, la soupe aux petits pois…)
– Un circuit à imaginer sur les nombreux lieux de tournage de la ville : « Cartouche » de Philippe de Broca (1961), « Peau d’âne » de Jacques Demy (1970), « L’Aile ou la Cuisse » de Claude Zidi (1976), « Danton » de Andrzej Wajda (1982), « Jane B. » d’Agnès Varda (1987), « La Reine Margot » de Patrice Chéreau (1994), « Séraphine » de Martin Provost (2007), « Ete 85 » de François Ozon (2019), …

Remerciements : Fatah Nekhili, Catherine Jouanneau (Office du Tourisme Chantilly-Senlis), Diane Lafond (Musée de Chantilly), Yvelise Audebert (Pavillon de Manse), Yves Bienaimé (Potager des Princes), Sarah Gillois (Musée de la Dentelle)

visuels : KB

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Katia Bayer

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