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Vaimalama Chaves ou la muse inconditionnelle de La Métamorphose

Vaimalama Chaves ou la muse inconditionnelle de La Métamorphose

27 janvier 2020 | PAR La Rédaction

Gawkowska et Szcz?sna, designers à l’origine de la marque La Métamorphose, ont présenté mardi 21 janvier 2020 leur toute dernière collection intitulée « Les Couleurs de l’Âme » dans l’un des salons de l’hôtel Le Marois, au rythme de la voix cristalline de Vaimalama Chaves.

Par Juliette Bastien

Paris, mardi 21 janvier, 17h15. Une foule parée de ses plus beaux atours se presse dans l’entrée de l’Hôtel Le Marais, situé pile en face du Palais de La Découverte. Photographes, journalistes, prestigieux invités et étudiants curieux trépignent d’impatience à l’idée d’assister au dernier défilé de La Métamorphose, une marque crée par les designers Gawkowska et Szcz?sna. C’est certainement la première fois que les créations des deux Polonaises suscitent un tel engouement, et pour cause : Vaimalama Chaves, aka Miss France 2019, est annoncée sur les invitations comme le clou du spectacle.

Alors que les invités prennent place au compte-goutte dans l’élégant salon France Amériques, dont l’allée centrale au parquet impeccablement ciré a été improvisé en podium, une petite surprise les attend : Sylvie Tellier, directrice du comité Miss France, et la jeune Clémence Botino, fraîchement élue Miss France 2020, se frayent un chemin au beau milieu de la queue pour rejoindre leur place, laissant dans leur sillage des yeux ébahis et des chuchotements discrets.

La voix de la belle tahitienne se fait subitement entendre dans les enceintes, entamant une reprise de «Porque Te Vas», tube de Jeannette, et les premiers mannequins apparaissent un à un. Pour cette dernière collection, La Métamorphose a entrepris de donner vie à la muse de Sully Prudhomme dans son poème «L’Âme». Hanté par l’esprit presque impalpable d’une femme mystérieuse, le poète se montre fasciné par ses atours au tournant de quelques rimes. Les deux Polonaises ont offert un corps à cette muse, la parant de couleurs pastel, de voiles flottants, et de broderies florales.

La collection se décline en quatre tons majeurs : le vert de jade, le violet de parme, le rose dragée et le bleu Caeruléum –des termes certes techniques, mais qui désignent tous des variantes pastel des couleurs originelles. Gawkowska et Szcz?sna ont opté pour des coupes fluides en majeure partie, s’autorisant de longues jupes vaporeuses en mousseline, ou bien des manches ornées de plumes légères, se mouvant avec délicatesse au rythme du pas allongé des mannequins. Apparition ultime avec la traditionnelle robe de mariée à la fin du défilé, dont la traîne, dissimulée sous un voile blanc interminable, a été brodée de motifs de plumes de paon en fil d’argent.

La Métamorphose est une marque semi-couture qui vend majoritairement des robes de soirée à de riches clientes de la jet set. Les créations de cette collection n’ont pas dérogé à la règle, et trouveront certainement acquéreuses. Cela sera en tout cas certainement le cas pour cette divine robe à col bénitier en satin couleur émeraude, dévoilant à l’arrière un dos nu subtil mis en avant par les fronces du tissu au niveau de la chute de reins.

Comme prévu, la belle Vaimalama a clôturé le défilé en s’avançant sur l’allée centrale micro à la main, habillée d’une robe bustier rouge écarlate, et un petit coquelicot attaché au-dessus de son oreille. Celle qui aurait pu être la muse de Sully Prudhomme a ravi le public avec sa chanson originale «Ton Nom Déjà» puis a posé tous sourire avec les deux designers.

Pour rappel, l’ancienne reine de beauté et la maison de couture n’en sont pas à leur première collaboration : en 2019, la jeune femme a fait une apparition très remarquée sur le tapis rouge du festival de Deauville, dans une robe blanche de La Métamorphose, puis aux NRJ Music Awards dans une combinaison bustier avec des strass griffée également de la maison polonaise. Il semble donc que Gawkowska et Szcz?sna ont trouvé leur muse faite d’(une très jolie) chair et d’os, au contraire de celle du poète qui les a inspirées.

visuels : photos (c) Imaxtree

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