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Michael Youn, capable du meilleur comme du pire

15 juin 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

Michael Youn, ce Jackass franchouillard qui représente le côté déjanté et foufou de la jeunesse française a su s’imposer au sein de l’élite des stars de l’hexagone.

De son vrai nom Michael Benayoun est né le 2 décembre 1973 à Suresnes dans le sud. Ses parents pensaient qu’il allait faire une brillante carrière et le poussent à poursuivre ses études supérieures. Dans cette optique, il intègre HEC  puis l’école Sup de Co à Nice où il y apprend l’économie et parvient à obtenir un master en management en 1987. Durant ses études, il développe son côté humoristique et le diffuse à son entourage composé aussi bien d’étudiants que de professeurs. Au lieu d’être une tête de turc, Michael est le clown de service toujours prêt à faire rire ses camarades. Vite déçu de la carrière professionnelle qui se profile devant lui, il décide de changer quelque peu ses projets d’avenir et de s’investir dans quelque chose qui lui correspond plus, l’humour. Il poursuit ses études mais change totalement de branche et suit les cours de Radio au Studio école de France puis réussit à sintégrer les célèbres cours Florent à Paris.

Il devient standardiste à Fun Radio, Radio Nova et Skyrock. Sociable et amusant, entre 1998 et 2000, il réussit à partager l’antenne le matin sur Skyrock avec Les filles, KTL et Sophie où il balance les infos à sa manière (basée sur l’humour et la dérision). Il enchaine avec l’animation de l’émission qui réveille la France chaque matin entre 7h et 9h, le Morning Live. Pendant 2 ans (de 2000 à 2002), il gagne en notoriété par l’intermédiaire de ses interventions télévisuelles et de ses gags burlesques qui plaisent surtout aux 15/35 ans. Dans le cadre de l’émission, il parvient à lancer les Bratisla Boys. Groupe dans lequel accompagné de ses amis Vincent et Benjamin, ils incarnent d’anciens marins originaires du Slovakistan et sortent l’album « Stach Stach ». Le single s’écoule à plus d’1 million et demi d’exemplaires grâce à une chorégraphie unique et une bonne communication. Malheureusement, les membres fictifs du groupe meurent noyés… Quelle perte pour l’industrie de la musique ! Peu après cet événement, Michael arrête de présenter la matinale de M6 en mars 2002 et débute une carrière cinématographique.

En 2003, il incarne Alphonse Brown fils caché ou spirituel de James Brown dans « La Beuze ». Par le biais du film, il invente un nouveau style, le « Frunkp » qu’il décrit comme étant un mélange de rap et de funk. La bande originale créée par Michael Youn remporte un succès surprenant. En parallèle, il se fait remarquer à la télé pour ses apparitions provocantes durant lesquelles, il n’hésite pas à se mettre nu, à monopoliser l’image et la parole, à bousiller le décor et caetera. En 2004,  porté par son succès, il atteint l’apogée avec la sortie de son film « les onze commandements » dans lequel il imite les américains de Jackass en faisant toutes sortes de pitreries comme par exemple recréer une piscine dans une location, exploser une suite dans un grand hôtel parisien ou encore participer à celui qui se fera arrêter le plus rapidement possible tout en obtenant la plus grosse amende. Comme pour ses films précédents, Michael Youn en profite pour lancer une bande son rock avec le titre « Comme des Connards » emprunté au groupe My Sharona.

En février 2005, il quitte sans prévenir le plateau 20h10 pétantes parce qu’un représentant de Nicolas Sarkozy répond dans le registre du comique par un bras d’honneur avec le sourire à ses provocations. La même année, il tourne dans le film du nom de la BD de Goscinny Iznogoud. Bien que la stratégie commerciale ait plusieurs fois porté ses fruits, le film est un bide total. Il se consacre alors à monter son one man show « pluskapoil » dont les ingrédients sont toujours les mêmes, un mélange d’humour burlesque  dans lequel il n’hésite pas à se donner à fond pour son public. En 2006, il réalise une nouvelle comédie titrée « Incontrôlable » dans laquelle il se projette dans la peau d’un homme, Georges, dont le corps se rebelle. En 2007, il signe son premier rôle « sérieux », il incarne Brune Merle dans le film Héros. En 2008, il revient en chansons aux côtés de Yelle pour son titre Parle à ma main et remporte les NRJ Music Awards pour le meilleur clip de l’année. Il continue sur sa lancée musicale et crée le groupe « Fatal Bazouka » qui produira un album. Mélanger humour et musique est une idée que le comique a bien saisie. En 2009, il a joué Billy The Kid dans Lucky Luke et la même année dans le Coursier, aucun des deux n’a fait une bonne prestation dans le box office. Fort du succès de son aventure dans le rap, il devrait sortir prochainement un film intitulé « Fatal » le 15 juin prochain.

Commes des connards:

Bande-annonce du film Les 11 commandements

La biodiversité s’expose au parc de Bagatelle
Alain Françon présente Trois soeurs sensibles à la Comédie-Française
Tristan Karache-Prudent

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