Mode
Victoria/Tomas : la Parisienne étincelle

Victoria/Tomas : la Parisienne étincelle

11 mars 2020 | PAR Cloe Assire

Après un défilé au succès retentissant au Faust en septembre dernier, le duo de designers Victoria/Tomas revient cette saison au Palais de Tokyo pour y présenter sa collection automne-hiver 2020-2021. Intitulée « Paris la nuit’, cette ligne de vêtements parle de leur amour pour la capitale française mais surtout de leur foi en un avenir radieux. 

Le mythe de la Parisienne semble vu et revu : pourtant, on le revisite encore et toujours, notamment cette saison chez Coperni (avec une garde-robe chic et décontractée), Dior (esquissant une allure plus rebelle à la garçonne) mais aussi Victoria/Tomas dont la femme est prête à affronter la Ville Lumière pendant ses sorties nocturnes. L’inspiration fut directement puisée dans les innombrables reflets électriques nous guidant lorsque la capitale se pare d’un manteau obscur.

Mais que se passerait-il si la tenue de ville se transformait en pièce sexy de votre dressing ? Et si les bijoux s’intégraient aux vêtements jusqu’à en prendre le dessus ? Tels sont les questionnements que se sont posés les créateurs en vue de l’hiver prochain. Pour y répondre, Victoria Feldman et Tomas Berzins réinterprètent ce qu’on peut désormais considérer comme étant leurs classiques : le trench, la robe chemise ainsi que la jupe évasée à pointes se voient ainsi illuminés par l’utilisation de matières chatoyantes ou l’ajout de bijoux. L’esprit punchy de la Parisienne est ainsi décuplé pour une femme sortant jusqu’à l’aube, parée littéralement de la tête aux pieds.

Les chaussures, agrémentées de fines chaînettes, brillent de mille feux avec un imposant bout métallisé. Les talons conservent une taille raisonnable pour gambader ou danser jusqu’au bout de la nuit, en l’occurrence sur un remix de Comme un boomerang d’Étienne Daho. Décidément, les musiques des années 80 ont fait sensation sur les podiums parisiens cette saison, en particulier chez Balmain où Olivier Rousteing ne put réprimer son amour pour Indochine ou encore Jean-Jacques Goldman. Et qui dit danse dit mouvement, ici accentué par l’intermédiaire de longues franges teintées que l’on retrouve tant sur les robes que sur les vestes. Mais ce sont bel et bien les bijoux et divers accessoires qui sont à l’origine du leitmotiv de cette ligne proposée par le duo. De grosses chaînes à fermoir viennent agrémenter les cols des chemises, de petits maillons pendent sur des vestons courts tandis que des cristaux teintent au bout d’imposantes épingles à nourrice. Notons que les boucles d’oreilles semblent indispensables pour compléter chacun des looks dont la palette colorée se compose essentiellement de noir, de blanc, de rouge et de bleu ciel. Le tissu noir matelassé, aux reflets flamboyants, est décliné à la fois sur les manches d’une veste tailleur mais surtout sur des sacs pouvant être démesurément grands.

On retrouve également le bob – accessoire signature du label Victoria/Tomas – que les fashionistas du monde entier se sont arrachés. Le public du défilé en témoigne étant donné qu’il complète de nombreux looks sur le front row. Cependant, il se voit étrangement mixé à un must-have que l’on n’attendait pas : le masque chirurgical anti-coronavirus. L’impact sur l’industrie de la mode est considérable, dessinant un visage inédit à l’ensemble des Fashion Weeks cette saison. Les restrictions de déplacements des acheteurs asiatiques mais aussi italiens ont en effet conduit à quelques annulations d’évènements au cours de la semaine de la mode parisienne, ayant cependant beaucoup moins souffert que celle de Milan. Dans un tel contexte, la clôture du défilé choisie par Victoria/Tomas prend tout son sens : chacune des mannequins est munie d’un parapluie qui, au-delà de lutter contre les intempéries, les protège des mauvais temps à venir.

On peut notamment penser à l’été certainement caniculaire qui se profile,  notamment dans les villes. Le duo de créateurs anticipe également ce problème avec la collection « Paris safari » en collaboration avec La Redoute qui sera disponible à la vente dès le mois d’avril ! Victoria/Tomas est donc une marque à suivre pour ses looks urbains remplis d’espoir dont l’esthétisme saura convaincre les Parisiennes et celles qui rêvent de l’être.

Visuels : Station Service pour Victoria/Tomas

 

Julie Louart : « Le format de l’escape game offre une porte d’ouverture vers les sujets controversés que peuvent être la place des femmes, la politique, et la lutte contre les injustices. »
Temples au Sommet de son Art
Cloe Assire

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *