Mode
Fashion-Week hommes printemps-été 2014 : les us et costumes du mâle avant Paris

Fashion-Week hommes printemps-été 2014 : les us et costumes du mâle avant Paris

25 juin 2013 | PAR Mariska Konkoly

4506103 (1)Une ère bucolique s’est levée sur les tendances masculines, qui dessinent sur le printemps-été des jolis herbiers, qui parcourent les imprimés de poèmes et d’odes à la nature.  La matière, dentelle douce et baroque s’allie à la légèreté de la soie devenue sauvage, ponctuée par un cuir riche et graphique. De la couleur qui se rebelle, de la crème virginale et des motifs botaniques, retour sur les premiers défilés de la Fashion-Week hommes printemps-été 2014.

Planet pop et made in London pour ce défilé Burberry Prorsum hautement prometteur qui a su jouer des codes où la school party signait le port de cravate rouge obligatoire ! La déclinaison s’était faite de turquoise, de jaune, de vert brut de pomme pour ces chemises qui s’habillaient de cabans, et de trenchs so chic à l’anglaise. Un vestiaire petits pois et rayures, que les messieurs portaient avec une rare élégance. Au rendez-vous du charme, Alexander McQueen faisait naître la dentelle ajourée en apparat majestueux qui compose les costumes masculins de redingotes. L’inspiration jalonne et enjambe l’histoire  vers des imprimés baroques qui contredisaient avec une préférence presque orientale les manteaux de soie et les légères superpositions. La jolie affaire se poursuit chez Vivienne Westwood, de la maille saharienne et du tartan sur du lin, message d’une masculinité qui dévore les affres de la liberté avec son béret. Chez Marc Jacobs, lunettes noires et Pento s’assemblaient autour three pieces suit pastel, décor de bleu et de flamant rose sous les petits shorts et les chemisettes à fleurs, une spécialité venue d’ailleurs qui se baptise en années 30 savoureuses.

Quand sonne l’Italie, c’est pour revenir sur les ruines d’une Rome antique et emblématique qui décore chez Dolce & Gabbana l’antre du motif, se faisant colonnes et temple hellénistique. Une force en métaphore d’une mode qui appelle l’histoire romaine, que porte fièrement les jolis garçons. Versace revisitait le symbole, et les pièces phares de sa maison où la couleur toujours plus forte s’alliait aux motifs ornementaux et accumulés comme jamais. Chez Bottega Venetta, l’homme s’impose en attitude chic dans un dynamisme créatif qui brandit la freedom attitud. Entre deux avions, du cuir plongé, des costumes seyants et des suitcases indispensables. C’est sans compter sur l’originalité de Roberto Cavalli où l’imprimé nous fait l’honneur d’un seventies revival qui joue avec un fond en miroir, un reflet qui réinterprète le smocking avec une belle originalité. Plus encore, sous le faste de l’amusante botanique, Gucci s’envolait sous des couleurs chatoyantes et soyeuses, délicatement ornées de fleurs rares et de chardons brulants. Une métaphore filée se poursuit sous le luxueux imaginaire de Philippe Plein, le casino en royale inspiration d’une mode où le costume s’imprégnait de noir, où le street pointait son allure d’effigie.

Visuel (c) : Burberry.com

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Mariska Konkoly

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