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[Livre Report] Le Bal des princesses 2014, une édition chic et sexy

[Livre Report] Le Bal des princesses 2014, une édition chic et sexy

06 avril 2014 | PAR Yaël Hirsch

Pour sa 8ème édition, l’événement le plus absolutiste de la nuit parisienne conviait dandys, working girls, titi et oiseaux de nuits de tous bords d’entrer dans le costume mordoré de la Noblesse pour une nuit d’ivresse et de danse, dans l’écrin élégant du Pavillon Royal. Un dresscode respecté, une organisation digne d’un prince, un son irrésistible et une belle nuit chaleureuse ont permis un Bal des princesses absolument royal.

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Les portes du Pavillon Royal se sont ouvertes à 23h. La crème de Paris était conviée à exprimer le bleu de son sang, à travers de vrais costumes de nobles, de rois et de princesses. Dès l’entrée dans le parc joliment éclairé du lieu, on note que tout le monde à joué le jeu. Les corsets poussent les jolies poitrines des princesses vers le le ciel, ou vers les perruques et les diadèmes qui propulsent cette douce nuit d’avril des les allées de Versailles au 18ème siècle.

Les princesses sont magnifiques, certaines ayant interprété le dresscode de manière sexy ( lingerie apparente, jupe très courte contrastant avec les boucles blanches de la perruque), d’autres ayant réellement loué des costumes de théâtre nous plongeant dans les plus belles heures de la monarchie. Mais les plus inventifs sont les hommes, qui lassés des hautes chaussettes blanches et des redingotes, ont, cette année incarné tous types de princes (avec un revival Napoléon marqué) et de grands hommes (mention spéciale à Guillaume Tell et au Cardinal Richelieu).

Le résultat est vraiment beau à voir, et l’atmosphère à la fois sensuelle et festive. Tout le monde se parle, les regards ne « jugent » pas, et préfèrent se papillonner : « Quand les gens sont déguisés, il y a moins de course à la choppe », explique une amoureuse de la nuit parisienne. Et une autre habituée du bal joute : « C’est aussi vrai pour Halloween, le costume libère de certains codes et des inhibitions, mais ici en plus les gens sont beaux ».

Et toutes les conditions sont au service d’une fête dégagée des carcans les moins agréables de la nuit parisienne : l’attente, l’effet de foule et le show-off. Ici les « valets » de génie travaillent en toute discrétion à ne laisser passer que l’esprit de la fête, paradoxalement beaucoup plus égalitaire sous le costume royal : les voituriers à l’entrée gèrent les allées et venues, HUBER offre un retour gracieux aux princesses, les files d’attente à l’entrée et au vestiaire sont très modérées, avec un roulement efficace. Et enfin,à à l’intérieur, un espace VIP est défini en douceur, fief de quelques uns qui ont réservé des bouteilles ou sont des people. Question people, les frères Bogdanov font une entrée remarquée et sont joyeusement alpagués par leurs fans. Et ils passent vite du carré VIP au jardin, qui est ouvert à tous.

Au bal, autre plaisir, l’alcool est bon. Les barmen composent des cocktails délicieux qui détendent encore très rapidement l’ambiance royale du lieu. Les verres tournent autour de 10 euros, une fois dépassées les 4 boissons qui vont avec l’entrée (50 euros).

La musique est accessible à tous dans la première moitié de la nuit, des tubes, entrecoupés de quelques valses que l’on danse avec joie. Puis ça se précise, et l’on passe vers de la deep house qui opère comme un charme. Les princesses soulèvent les grandes robes, tournent les pages du carnet de bal et ne s’arrêtent plus et c’est vraiment agréable d’enfin voir une fête où, effectivement, l’on danse.

Dans les jardins, l’espace est maître et l’on peut aussi s’allonger sur des poufs ou dans des grands canapés carrés blancs. Dans ce cadre idyllique, les invités du bal tendent à rester jusqu’à l’aube, et quand nous partons vers 4 heures, la fête bat encore son plein.

photos (c) Yaël Hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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