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[Live-report] Le Bal jaune était en vert à la Cité de la Mode

[Live-report] Le Bal jaune était en vert à la Cité de la Mode

26 octobre 2013 | PAR Yaël Hirsch

Était-ce la couleur de la cité de la mode qui a inspiré les organisateurs? Ou était-ce une désir de revenir aux champs en pleine ville, en tout cas, la graine était dans l’invitation et le code de tenue de ce bal jaune 2013, vendredi 25 octobre était vert… Retour sur une soirée où on n’a pas fait que planter les choux.

bal jauneAprès le chapiteau fou de l’île Seguin l’an dernier (et des litres de pluies et kilomètres de boue), le fameux Bal jaune de la fondation d’entreprise Ricard, point d’orgue de la semaine des festivités qui entourent la FIAC, a choisi un lieu plus conventionnel cette année : la Cité de la mode. Selon la tradition les very very very VIP y ont dîné, tandis que les fêtards de tous bords (et néanmoins happy fews) ont débarqué à partir de 23h30 pour boire (presque que du Ricard) et danser.

Dehors, comme toujours à la Cité de la mode, îlot branchouille encastré sur les quais est pris d’assaut par les faunes qui viennent s’encanailler au Wanderlust et à la Nuba, le stress des videurs est sensible. Une fois les deux barrages passés, l’espace est strictement circonscrit pour  que les invités du bal jaune ne se télescopent pas avec les deux discos à succès. Du coup, la fête se concentre dans un espace aveugle au plafond bas qui fait effet d’usine berlinoise. Usine aménagée tout de même, avec plusieurs bars (à Ricard), des installations très « contemporaines » sur le thème du « vert » (Un potager, des maisons en bois nordiques pour parler, des chaises longues « de jardin » à l’entrée) et une piste de danse centrale mais assez bien sonorisée pour qu’on puisse parler lorsqu’on en sort.

Côté animation, si l’an dernier, le chapiteau du bal jaune offrait un joli spectacle d’acrobates, cette année, à part une vidéo type « fashion TV » où défilaient des stars, rien à signaler. Rythmée par des rayons de lumière verte qui – au choix ou tout à la fois – donnaient très mauvaises mine et aveuglaient les convives, le bal Ricard a donc su garder l’aspect « keep cool » d’un moment de pastis dans un contexte de vernissage hype parisien. Public jeune, bon enfant, discussions calmes et tenues noires et sobres (seule Orlan semblait un peu originale), c’est très sagement que la soirée s’est déroulée. Certains sont même allés poliment danser sur l’électro du DJ, qui mixait un rythme très sage avec des extraits des « choristes ». Bref, ni gloire, ni glamour, ni beauté dans ce bal jaune au reflets verts, mais une jolie soirée du vendredi soir.

Photo : Elodie N.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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