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Le défilé anti-morosité de Karl Lagerfeld

Le défilé anti-morosité de Karl Lagerfeld

08 décembre 2011 | PAR Liane Masson

Mardi dernier au Grand Palais, le couturier Karl Lagerfeld a défendu le luxe en temps de crise, s’agaçant notamment de l’influence des agences de notation, et présentant son fastueux défilé hors-collection « Paris Bombay » comme un défilé « anti-morosité ».


 

Présenté mardi au Grand Palais, le défilé « Paris Bombay », était une sorte de pré-collection visant surtout à mettre en valeur les petites mains de la maison Chanel comme les brodeurs, plumassiers, orfèvres et paruriers. En ces temps de crise, le couturier a néanmoins trouvé le moyen d’inviter quelques 200 personnes à un somptueux « banquet » dans un palais indien reconstitué pour l’occasion au sein du Grand Palais.

 

« Il n’est pas question de se laisser aller à la morosité générale », s’est exclamé M. Lagerfeld en coulisses du défilé, arguant du rôle positif de la mode dans la balance commerciale de la France et défendant l’industrie du luxe « qui donne beaucoup de travail à beaucoup de monde ».

Évoquant les agences de notation, il s’est emporté : « Mais qui sont ces gens ? Qui les a mis dans cette position pour distribuer des A ? On ne les connaît même pas! ». Pour le couturier, « il y a eu davantage de panique en 2008 qu’aujourd’hui » et les périodes de crise économique n’ont rien d’antinomique avec la création.

 

Lors du défilé, les nombreux invités ont eu le privilège de profiter d’un banquet irréel, recouvert de plateaux en argent, de chandeliers et de bombonnières en cristal, débordant de fruits, de guirlandes de jasmin et de mille autres friandises. Sur la table, interminable, circulait un train électrique argenté, transportant dans ses wagons des carafes à whisky et diffusant un sillage d’encens. Dans cette ambiance de rêve, ils ont pu admirer des pièces « très élaborées, beaucoup plus chères que le prêt-à-porter normal » tout en sirotant un thé aux épices, un lassi à la mangue ou une coupe champagne.

Il y avait des bas-bottes, des jupes drapées sur des jodhpurs, des redingotes brodées, de l’or blanc ou grisé « anti bling-bling », une déclinaison complète de gris délicats ou de roses, du plus pâle au plus soutenu. Les filles, aux chignons lâches ou longs rastas, portaient de nombreux bijoux sur le front, habillant le dos de la main ou partant d’une narine.

 

Beau spectacle en effet contre la morosité !

 

Source : AFP

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Liane Masson

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