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Un Rothko vandalisé au Tate de Londres

Un Rothko vandalisé au Tate de Londres

09 octobre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Ça s’est passé dimanche à la Tate Modern de Londres. On peut désormais lire en bas à droite de l’une des toiles de la série des tableaux muraux Seagram : « Vladimir Umanets, a potential piece of yellowism ». Le Vladimir Umanets en question, artiste russe de 26 ans, a reconnu être à l’origine de l’inscription, et se proclame de la filiation artistique de Marcel Duchamp.

Interpellé hier et placé en garde à vue, l’auteur du graffiti a expliqué son acte en ces termes: « Certains pensent que je suis fou ou que je suis un vandale, mais je ne cherchais pas à détruire ou faire perdre de sa valeur à cette oeuvre, ou à devenir fou. Je ne suis pas un vandale ». Il est tout simplement le chef de file du yellowisme, un mouvement auquel il a donné sa vie et dont la définition reste à cette heure encore assez mystérieuse: « Le Yellonisme n’est pas de l’art ou de l’anti-art. Les exemples de yellonisme peuvent ressembler à de l’art mais n’en sont pas. (…) Les oeuvres de yellonisme ne sont pas jaunes bien qu’elles puissent l’être. (…) ». L’artiste a affirmé qu’il avait même par ce geste généreux augmenté la valeur de l’oeuvre, se revendiquant de la fibre de Marcel Duchamp dans le journal américain « The Guardian » : « il y avait beaucoup de trucs dans le même style avant. Marcel Duchamp signait des choses qui n’étaient pas de lui, comme Damien Hirst ». Une tribune qui n’est pas passée inaperçue.

Visuel : Mark Rothko, Red, Orange, Tan, and Purple, 1949.

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