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Quel est le véritable visage de Shakespeare ?

Quel est le véritable visage de Shakespeare ?

21 mai 2015 | PAR Flora Vandenesch

Un livre de botanique, vieux de 400 ans, contient ce qui pourrait être le seul portrait connu de William Shakespeare, exécuté de son vivant, selon l’historien Mark Griffiths. Mais les avis divergent. Considéré comme l’un des plus grands poètes, dramaturges et écrivains de la culture anglaise, William Shakespeare est entouré de mystère. On connaît peu de choses de son intimité et sa vie a nourri de nombreuses légendes.

Jusqu’à présent, les seul documents authentiques que l’on ait retrouvés se trouvent à Holy Trinity Church au Royaume Uni, où il est possible de voir la tombe de William Shakespeare (1564–1616). The Herbal, un livre sur les plantes, écrit par un dénommé John Gerard au 16e siècle, pourrait receler des trésors cachés. Le botaniste et historien Mark Griffith a découvert dans le recueil, plus de 400 ans après sa publication, un portrait qui pourrait être le premier et seul authentique de l’écrivain, datant de son vivant. Mark Griffith a dû réaliser un travail d’analyse poussé avant de donner son expertise, analysant les vêtements, les chiffres et les signes cabalistiques du dessin.

« C’est à ça que Shakespeare ressemble, dessiné durant sa vie », affirme-t-il. L’écrivain, à l’apogée de sa carrière, aurait alors environ 33 ans. Les détails de cette découverte sont révélés cette semaine dans le magazine Country Life. Mark Hedges, l’éditeur du magazine, parle de  « découverte du siècle ». Et cela pourrait bien révolutionner l’histoire de la littérature anglaise. Mais le professeur Michael Dobson, directeur de l’institut Shakespeare à l’université de Birmingham, se dit « profondément sceptique ». « Je n’ai pas pu encore vérifier les détails de l’argumentation de Mark Griffith », dit-il, « mais Country Life n’est certainement pas la première publication à faire ce genre de d’affirmation. »

Dans les quarante ans qui ont suivis sa fondation en 1856, La National Portrait Gallery s’est vue offrir contre rémunération plus de 60 portraits censés représenter William Shakespeare, mais en définitive, seulement deux d’entre eux sont reconnus pour être des portraits de lui, et tous deux sont posthumes. L’un est la gravure qui figure sur la couverture du Premier Folio (1623), et l’autre est la sculpture qui orne son mémorial à Stratford-upon-Avon, antérieur à 1623. Il n’y a aucune preuve concrète que Shakespeare ait jamais commandé son portrait ni aucune description écrite de son apparence physique. Le mystère reste entier.

Visuel : Couverture du Country Life magazine, Shakespeare, His true Like ness revealed at least, parution du 20 mai 2015.

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Flora Vandenesch

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