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Le phénomène Harlem Shake

Le phénomène Harlem Shake

21 février 2013 | PAR Lucie Droga

Pur produit Youtube, le phénomène Harlem Shake s’est développé au début du mois de février sur la toile. Le principe est simple : effectuer des mouvements loufoques habillés en revêtant des costumes. Sorte de carnaval à échelle mondiale, le phénomène s’est très vite répandu un peu partout, spécialement dans les bureaux et les entreprises. Mais depuis peu, les habitants du quartier d’Harlem commencent à être fatigués par cette mascarade. Retour sur un phénomène qui risque vite de s’essouffler.

Le Harlem Shake a débuté au début du mois, avec une vidéo postée par un videomaker japonais Filthy Franck et qui présente un groupe de personnes déguisé, dansant de manière relativement absurde. Derrière, on entend le morceau Harlem Shake du DJ Baauer. Après ce premier post, les autres s’enchaînent et très rapidement, le phénomène se propage à échelle mondiale. On ne compte plus le nombre de vues totalisées par ce phénomène : à partir du 15 février, on dénombre environ 25 000 séquences Harlem Shake sur Youtube pour 120 millions de vues selon l’article  » Will the Harlem Shake viral meme ever stop ? » sur www.cbc.ca. Rapidement, le phénomène se déplace, et les gens dansent le Harlem Shake aussi bien dans des bureaux que dans les métros ou même dans les piscines.

Pour pratiquer le Harlem Shake, il faut généralement se couvrir la tête, le plus souvent avec un casque ou un masque : la « chorégraphie » commence avec une personne seule qui danse au milieu d’un groupe, occupé à faire des choses plutôt habituelles. Mimant parfois des actes sexuels, les personnes autour soudainement déguisées ou dénudées s’agitent frénétiquement, en utilisant parfois des objets du mobilier de façon détournée. On pourrait facilement associer ce phénomène à une sorte de transe : subitement, les personnes dansant le Harlem Shake deviennent, pour ne pas dire incontrôlables, du moins étrangères à elles mêmes. Comme si les nerfs lâchaient, la pression retombait et qu’il s’agissait de laisser libre cours à toutes ses pulsions, sur une musique extrêmement répétitive. En somme, gesticuler dans tous les sens.

Or, depuis quelques temps, les habitants du quartier d’Harlem sont fatigués de voir quelques personnes « danser » sur du Harlem Shake, musique qui n’a rien à voir avec le vrai Harlem Shake original. Né dans le quartier afro-américain de New York et d’abord baptisé « Albee » en l’honneur du danseur Al B qui aurait expérimenté cette danse dans les années 1981, le Harlem Shak, quand il ets bien dansé, présente plus de difficultés que de se trémousser en collants flashy, masques de singes sur la tête. Le producteur américain Chris McGuire est parti à la rencontre des habitants du quartier pour filmer leurs réactions à propos de ce nouveau phénomène. Elles ne se font pas tendres : affligés et horrifiés, les habitants se vexent « C’est une vraie danse qui n’obtient pas le respect qu’elle mérite », récupérée par « une bande d’idiots ». « Ne venez pas faire ça ici ! » lance une jeune fille remontée, tandis que d’autres fustigent « un manque de respect » à l’égard du Harlem Shake.

 

Image à la Une : capture d’écran du site slate.fr

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Lucie Droga

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