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VR World : plongée dans la réalité virtuelle à New York

VR World : plongée dans la réalité virtuelle à New York

18 janvier 2018 | PAR Mathias Daval

Depuis quelques années, la réalité virtuelle fait ses premiers pas auprès du grand public. Toute la Culture avait déjà parlé de la création de l’espace MK2 à Paris en décembre 2016 ainsi que de la Virtual Room en début d’année dernière. Outre-atlantique, vient d’ouvrir il y a 6 mois le plus grand centre du continent américain : VR World

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Situé au pied de l’Empire State Building, dans Manhattan, VR World a misé sur son emplacement exceptionnel pour se positionner comme une véritable attraction touristique. Sur 3 étages et 1 400 m², le centre déploie une quarantaine d’expériences VR différentes. Un système de gestion des joueurs par puce RFID permet de s’enregister sur les différentes activités et d’être averti de la disponibilité par SMS afin d’optimiser son temps d’attente. Le point fort est d’avoir fait le choix d’une tarification au forfait (2h ou la journée) à un tarif très raisonnable (39$) comparé d’une part aux autres attractions new-yorkaises, et d’autre part aux activités similaires dans des centres de VR à Paris et ailleurs (on pense notamment au prix quelque peu exorbitant de MK2VR).

Pour ceux qui s’initient à la VR, les activités proposées par le centre sont bluffantes. En heures creuses, il est possible d’en tester une bonne douzaine dans la session de 2 heures proposée par l’un des deux forfaits disponibles, avec une moyenne de 5 à 7 minutes par activité. Et il y a l’embarras du choix : course de voitures (jusqu’à 4 joueurs en simultané), vol en deltaplane avec « Icaros » (qui donne un petit aperçu des appareils de fitness du futur !), combat de boxe (« The Thrill of the Fight)…. Si l’on est sensible au vertige, « Richie’s Plank Experience » est un moyen redoutable de combattre le mal par le mal ; on avoue avoir eu quelques sueurs froides à marcher sur une minuscule planche de bois posée au milieu du vide, au sommet d’un gratte-ciel new-yorkais. Car on a beau savoir être entouré de toutes parts de pixels, la sensation est elle bien réelle. Ainsi dans « The Climb », simulation d’escalade dans des décors customisables : tout commence plutôt doucement, en une grimpée d’aspérités en aspérités, jusqu’au moment où il faut se balancer pour sauter de l’autre côté de la crevasse…

Côté shoot’em up, on est également servis avec une sélection variée d’aventures, dans des ambiances SF (« Raw Data »), zombie (« Brookhaven »), ou plus abstraite (très bonnes sensations avec « Super Hot ») . Petit coup de coeur personnel pour le tower defense médiéval fantastique « Elven Assassin », dans lequel il s’agit de massacrer au tir à l’arc les vagues d’orcs, trolls et autres créatures volantes venues jusque dans vos bras égorger vos fils et vos compagnes. Plus didactique, un étage est dédié à des activités culturelles (immersion sous-marine, visite de musée ou exploration sur Google Earth). Le désormais classique « Tilt Brush » de Google détient toujours la palme de la créativité, en proposant une session de peinture 3D totalement immersive dans laquelle on peut laisser libre cours à son imagination grâce aux outils de formes et à une palette de couleurs – et bientôt la possibilité de sauvegarder ses créations en ligne. Un petit aperçu de ce que pourra proposer l’art numérique des années à venir.

En résumé, s’il n’offre rien de révolutionnaire pour les hardcore gamers, VR World est un lieu d’initiation idéal. Il propose une vraie expérience panachée, adaptée au grand public, qu’il s’agisse d’ados ou d’adultes, facilement combinable avec une promenade touristique dans le coeur de Midtown. On conseille vivement !

VR World NYC
4 East 34 Street, New York
Ouvert 7j/7, forfait 2h (39$) ou journée (59$)
www.vrworldnyc.com

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Mathias Daval
Né à Paris en 1977. Journaliste culture & nouveaux médias depuis 2001. Lauréat de la bourse du Centre National du Théâtre en 2014. Musicien, membre du groupe Dazie Mae. Cofondateur du journal I/O Gazette, éditeur pour The Theatre Times, et membre de la Fédération nationale des critiques de la presse, il vit actuellement entre Paris, Barcelone et d’autres dimensions de l’espace-temps plus difficilement accessibles.

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