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L’Escapatoire : recherche sous tension [Escape Game]

L’Escapatoire : recherche sous tension [Escape Game]

07 décembre 2017 | PAR Mathias Daval

(en collaboration avec Johanna Pernot)

Situé à mi-chemin entre les stations Maraîchers et Porte de Montreuil, l’Escapatoire a ouvert ses portes (de garage) en novembre 2017. Créée par le duo sympathique d’Elise et Quentin, l’escape game, d’un fort bon niveau, nous plonge dans l’univers de la physique… voire plus, si compatibilités énergétiques.

Après un accueil simple et agréable de Quentin, nous voilà lancés sur les traces de Mireille Rongeval, l’acariâtre chercheuse du Laboratoire d’Observation des Sciences Energétiques Résonantes (nous ne commenterons pas l’acronyme) qui a disparu mystérieusement à la suite d’une expérience incroyable. Si nous n’intervenons pas, nous risquons d’exploser avec tout le labo !

Première originalité : l’heure vingt dont on dispose (contre les habituelles 60 minutes) – rien de trop pour explorer les mondes et les espaces que contient l’escape. Heureusement, deuxième originalité, nous ne partons pas les mains vides, mais avec un kit fort utile. Car ce voyage dans les contrées de la physique exige bien sûr quelques manipulations et autres travaux pratiques…

Si l’immersion n’est pas la plus dépaysante du monde, les décors simples, voire austères, sont conformes aux lieux où nous propulse l’intrigue. Détails et gadgets sont soignés. Les objets et le matériel abondants offrent des énigmes pensées et complexes, dont on apprécie la grande cohérence. L’Escape comporte un très bon dosage entre fouille, observation, et même manipulations plutôt amusantes. On est loin des combinaisons arbitraires plaquées sur le storytelling approximatif qui règnent dans certaines salles ! On n’en dira pas plus, mais pour réussir, l’équipe a intérêt à bien communiquer et mutualiser : certains segments exigent l’assemblage de pas mal d’éléments… Quant au talkie-walkie vintage, qui permet de garder le contact avec le maître du jeu, à l’aise dans son rôle d’adjuvant physicien, il se révèlera un outil précieux…

A la sortie, on n’aura peut-être pas retrouvé Mireille (vu sa réputation, c’est peut-être tant mieux !), mais on aura eu le kif de replonger dans les ambiances TP du lycée. Pour les amateurs de jeux de rôle/GN, certains créneaux (jeudi à partir de 18h30 et vendredi à partir de 16h30) disposent d’une option roleplay. Au final, « L’Escapatoire » est une excellente aventure, parmi les meilleures de la scène parisienne.

[rating=5]

« Recherche sous tension », L’Escapatoire
50 rue du Volga, 75020 Paris
De 3 à 5 joueurs, 96 à 125 €

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Mathias Daval
Né à Paris en 1977. Journaliste culture & nouveaux médias depuis 2001. Lauréat de la bourse du Centre National du Théâtre en 2014. Musicien, membre du groupe Dazie Mae. Cofondateur du journal I/O Gazette, éditeur pour The Theatre Times, et membre de la Fédération nationale des critiques de la presse, il vit actuellement entre Paris, Barcelone et d’autres dimensions de l’espace-temps plus difficilement accessibles.

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