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Jeu vidéo : Tous joueurs, toutes joueuses? Exposition du 22 octobre 2013 à août 2014 à la Cité des sciences et de l’industrie

Jeu vidéo : Tous joueurs, toutes joueuses? Exposition du 22 octobre 2013 à août 2014 à la Cité des sciences et de l’industrie

15 septembre 2013 | PAR Sandra Bernard

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Les jeux vidéos, toujours plus présents dans notre quotidien, auront prochainement droit à une nouvelle exposition après Muséogame : une histoire à rejouer qui s’était tenue au CNAM en 2010, l’exposition Game Story du petit Palais (10 Novembre 2011 – 09 Janvier 2012) et l’exposition Play Again à Tourcoing. Sobrement intitulée Jeu vidéo L’EXPO : Tous joueurs, toutes joueuses, cette exposition se penche sur la gamification de la société.

Presque tout le monde a déjà pratiqué le jeu vidéo sous une forme ou sous une autre, des plus aboutis sur console ou PC aux plus classiques mais addictifs sur smartphone. Des consoles de salon aux bornes d’arcade en passant par les jeux sur PC ou sur smartphones, les 1000 m² de cet espace invitent à une immersion dans l’univers vidéoludique de ce média déjà quarantenaire.

Créée à la demande du ministère de la Culture et de la Communication, cette exposition a pour vocation non seulement d’initier les «non-joueurs» au plaisir que procurent les jeux vidéo, mais aussi de proposer une expérience de jeu inédite aux visiteurs les plus expérimentés: autrement dit un exhibitionplay encore jamais vu ailleurs!

Newbies, casual gamers et hardcore gamers, tous trouveront leur intérêt dans cette exposition. Un « bac à sable » ou atelier d’initiation placé à l’entrée pourra aider les non-joueurs à se familiariser avec les différents contrôleurs de jeu que l’on peut trouver dans l’exposition: une sorte de didacticiel où l’on prend en main clavier et pad (manette) de jeu. C’est en toute liberté que le visiteur construit son propre parcours dans Jeu vidéo l’expo, sans forcément suivre un itinéraire défini à l’avance, à la découverte des différents jeux mis à sa disposition dans un décor type «Tetris» aux pixels colorés géants. Dans la section « Avatars », le visiteur devient lui-même un personnage de jeu vidéo, plus exactement un surfeur prêt à affronter les vagues qui, à travers une course, marque des points et gagne le maximum de bonus en effectuant des figures. Plus loin, il se met au volant et prend le départ pour une course qui remonte aux sources de ce genre incontournable qu’est le jeu de Course automobile. Au fil du circuit constitué de nombreux jeux vidéo existants, le graphisme et le gameplay évoluent en modernité jusqu’à arriver à notre très contemporain Gran Turismo 6. Ailleurs, des écrans-bulle offrent une immersion totale dans un  Jeu de tir en réseau : une adaptation du tout récent Shootmania, l’une des nouveautés de Nadeo/Ubisoft. Avec Habiletés en jeu, chacun peut découvrir, via une séquence de jeu qui analyse le regard et les aptitudes du joueur, quel est son profil en termes d’habileté, d’anticipation ou d’attention visuelle.

Les personnes déficientes visuelles pourront également s’essayer aux jeux vidéos dans la partie « Jeu audio ». Ainsi, un joueur uniquement guidé par le son en poursuit un autre qui, lui, est équipé d’un écran : comme quoi d’autres expériences de jeu sont possibles et qui dit «jeu vidéo» ne veut pas forcément dire «image».

Enfin, en clôture d’exposition, il faut vaincre le boss de Gagnez la sortie. À chacun de briser le mur virtuel pour s’échapper, pendant que d’autres joueurs essaient de l’en empêcher !

L’exposition n’est pas seulement ludique, un espace «d’attraction philosophique» est également au programme. Les activités proposées dans Jeu vidéo l’expo (majoritairement évaluées par la norme PEGI) invitent le public à s’interroger sur la dimension sociétale que revêt ce nouveau média. Ainsi, un reportage de 14 minutes, réalisé par ZED Productions, donne la parole à des psychologues et des sociologues et tente de répondre aux critiques récurrentes : l’agressivité et la violence, les pratiques excessives, mais aussi l’éducation, le développement de compétences particulières…

Place est faite également aux formes d’expressions artistiques dérivées du jeu vidéo et aux communautés créatives qui s’emparent des jeux pour en faire tout autre chose : courts métrages, compétitions, créations collectives, collections de bugs.

Et puisque nous avons tous une histoire avec le jeu vidéo, des portraits vidéos de personnes célèbres (ou anonymes) témoignent çà et là de leur propre expérience : quels sont les jeux qui ont fait vibrer Marcus ou bien Zabou Breitman?

Le visiteur accède aux coulisses de la fabrication d’un jeu, découvre la richesse des métiers liés à la conception et à la réalisation de jeux vidéo, et peut mesurer l’importance de l’économie et de l’industrie du jeu vidéo, qui génère cette année pas moins de 53 milliards d’euros au niveau mondial.

Le jeu vidéo occupe désormais une large place dans les médias : une installation de Data Visualization donne à voir un instantané de l’actualité du jeu vidéo, mis à jour tout au long de la journée, sous trois angles : presse généraliste, presse spécialisée, réseaux sociaux.

Enfin, la visite de l’exposition se prolonge sur son site internet dédié (www.jeuvideolexpo.fr (disponible à l’automne 2013)) qui relaie les meilleurs scores et les jeux personnalisés conçus sur place par les visiteurs… et bien d’autres choses encore !

Autour de l’exposition :

• Éditions : 3 livres seront coédités avec La Martinière: un ouvrage jeunesse, un beau livre et l’album de l’exposition.

• Ateliers de découvertes : de nombreux thèmes y sont abordés : veille technologique, débats de société, réalisations culturelles et vidéoludiques, jeux en réseau, univers persistants, retrogaming…

• Ateliers de création: le public peut s’essayer à la création de jeux, tout en découvrant la chaîne de montage et toutes les disciplines et métiers associés (Game Design, Level Design,…), mais également à des créations numériques de détournements culturels vidéoludiques (Machinima, Même, …).

• Atelier scientifique Jeux vidéo : la science prend les manettes. Cet atelier est équipé de 15 postes, de nombreuses plateformes et de dispositifs de jeux. Il présente également un panel de plateformes historiques (micro-ordinateurs, consoles, pads, supports,…) en association avec MO5.com, pour retracer et illustrer les 40 années de ce nouveau média.

• Le FabLab du carrefour numérique² propose un atelier permettant de fabriquer sa propre mini borne d’arcade.

• Le LivingLab du carrefour numérique² propose de nombreux ateliers de découvertes et de tests de Serious Games, et des rencontres avec la communauté de chercheurs travaillant sur le jeu vidéo (Lutin, OMNSH,…) qui exposent leur travaux.

• À partir de janvier 2014, l’espace Cité Jeunes accueille des sessions de découverte des nombreuses formations et écoles de jeu vidéo, ainsi que des rencontres avec des  professionnels, des chercheurs et des étudiants travaillant sur le sujet.

Informations pratiques

Cité des sciences et de l’industrie 30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris
MPorte de la Villette T3b

Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h, et jusqu’à 19h le dimanche.
01 40 05 80 00
www.cite-sciences.fr

Tarifs : 8€, TR: 6€ (+ de 60 ans, enseignants, – de 25 ans, familles nombreuses et étudiants).
Supplément: 3€ pour l’exposition Jeu vidéo, 3€ pour le planétarium.
Gratuit pour les – de 6 ans, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux, les handicapés et leur accompagnateur.

Nocturnes jusqu’à 21h pendant :
• les vacances de Toussaint : du jeudi 24 au samedi 26 octobre et du jeudi 31 octobre au samedi 2 novembre.
• les vacances de Noël : du jeudi 26 au samedi 28 décembre et du jeudi 2 au samedi 4 janvier.
Ouvertures exceptionnelles :
• les lundis 28 octobre et 30 décembre.

L’agenda culture de la semaine du 16 septembre
Mohamed-Ali Adraoui : Du golfe aux banlieues, Le salafisme mondialisé
Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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