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Que s’est-il passé au plus grand salon du jeu vidéo du monde ?

Que s’est-il passé au plus grand salon du jeu vidéo du monde ?

14 juin 2017 | PAR Sarah Lapied

Le plus grand salon du jeu vidéo, l’E3, s’ouvrait hier à Los Angeles, dans une ambiance plutôt mitigée : entre licences déjà annoncées et surprises non-advenues, les conférences des trois géants de l’édition et de la console, EA, Sony et Ubisoft, n’ont pas totalement satisfait les passionnés de jeux vidéos, à quelques exceptions près.

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Visuel : Les Numériques

A l’instar de la Paris Games Week, plus gros salon du jeu vidéo français qui a lieu tous les ans à Paris (porte de Versailles), l’E3 californien laisse la possibilité aux amateurs d’art vidéoludique de tester les nouveautés de l’année en avant-première et de découvrir les potentialités des nouvelles consoles. Néanmoins, les véritables passionnés savent que tout se joue quelques jours avant l’ouverture au public, lors des conférences données par les développeurs et fabricants, retransmises en direct sur Internet et les chaînes dédiées. Voilà ce qu’il faut retenir des annonces faites par EA, Ubisoft et Sony (Playstation).

Conférence d’Electronic Arts, le 10 juin

Sorti en novembre 2015, Star Wars : Battlefront avait déçu aussi bien les fans de la saga de George Lucas, qui regrettaient l’absence d’un mode campagne hors-ligne prolongeant le scénario, que les nostalgiques des épisodes sur PS2, dont le gameplay paraissait, en comparaison, plus varié et dynamique, malgré des graphismes époustouflants sur PS4. Depuis, le studio en charge du développement des jeux l’a confirmé : Battlefront 2 comportera bien un mode « campagne » qui se déroulera peu de temps après les événements relatés par Star Wars: le retour du Jedi.

A part les licences habituelles de sport (Fifa, NBA live), EA a aussi créé la surprise en proposant un scénario original et surtout, en mode coopératif à 2 joueurs en écran partagé : A Way Out vous met dans la peau de Léo ou de Vincent, deux taulards cherchant à tout prix à s’évader de prison. EA va contre la tendance, qui est au multijoueur en ligne, en proposant ce mode de jeu, pour le plus grand plaisir des joueurs ayant connu l’époque hors-ligne.

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Visuel : EA

Conférence d’Ubisoft, le 12 juin

Le français Ubisoft, troisième éditeur le plus important au monde, s’allie au japonais Nintendo avec la parution de Mario + Rabbids Kingdom Battle (Mario et les Lapins Crétins, dont la licence est détenue par Ubisoft) pour un jeu de plateforme combinant combats et exploration. Un duo qui devrait faire recette chez les plus jeunes en surfant sur la cote des Lapins Crétins, dont l’attraction éponyme au Futuroscope a été élue « meilleure attraction au monde » par la Themed Entertainment Association…

Le dernier volet d’Assassin’s Creed (dont l’adaptation sur grand écran avec Michael Fassbender et Marion Cotillard n’a pas été un succès critique), Origins, et Far Cry 5, dont la bande-annonce campe une Amérique profonde et violente, ont, eux, été survolés – ils avaient déjà fait l’objet d’une présentation avec la conférence Xbox. On notera qu’ACOrigins effectue un bond dans le passé en revenant aux fondateurs de la confrérie des assassins de l’Egypte Antique, alors que les opus précédents comptaient sur la progression chronologique de l’intrigue pour proposer de nouvelles possibilités liées aux évolutions technologiques. Difficile de prédire de quoi sera fait le nouvel épisode…

Mais si Ubisoft s’est montré si peu loquace à propos de ces grosses licences, c’est parce qu’il comptait bien abattre sa carte maîtresse : le deuxième volet de Beyond Good and Evil, aventure futuriste d’une jeune photoreporter adepte d’arts martiaux et de méditation, doublée par Emma de Caunes pour sa sortie en 2003. BGE n’avait pas rencontré le succès commercial escompté mais a marqué toute une génération de joueurs saisis par sa touchante héroïne et par un gameplay plein d’une poésie rare pour un jeu d’action et de combat, servi par la musique orientale de Christophe Héral. Frustrés par des années d’attente et de faux espoirs, ils ont pu découvrir la bande-annonce enthousiasmante de BGE 2, peuplée d’animaux anthropomorphiques à l’humour décalé, dans un décor digne du Cinquième Elément. Tous les ingrédients du premier volet sont réunis, les graphismes de consoles nouvelle génération en plus. C’est les larmes aux yeux que Michel Ancel, son créateur, a annoncé sa sortie courant 2018, preuve que le jeu vidéo n’est pas qu’un divertissement…

Visuels : libres de droits

Conférence de Sony, le 13 juin

Sony fait preuve de moins de finesse : quatre des sorties annoncées, Monster Hunter World, Shadow of the ColossusGod of War et Days Gone, le troisième narrant l’histoire du viking Kratos, le quatrième suivant un motard perdu dans un monde de zombies, promettent leur lot de terreur et de violence.

Néanmoins, les créateurs d’Uncharted ont eu l’heureuse idée de laisser les rênes de l’intrigue à deux protagonistes féminines pour le deuxième épisode, Uncharted : The Lost Legacy, et d’abandonner les décors idylliques et insulaires à la Lara Croft pour l’Inde. On espère que le jeu sera l’occasion de découvrir une civilisation encore méconnue et de montrer qu’une femme n’a pas besoin de se balader en mini-short pour être une héroïne…

Coté réalité virtuelle, quelques concepts ont été dévoilés, mais les joueurs qui se sont d’ores et déjà laissés tenter par le casque PSVR auront peu de blockbusters à se mettre sous la dent, hormis Skyrim VR. Bravo Team sera un jeu de guerre à la première personne, et Moss un jeu de plateforme à énigmes mené par une souris, principe qui ne devrait pas utiliser toutes les potentialités de la VR…

La véritable bonne surprise de la conférence Sony semble être l’annonce d’un Spiderman par Insomniac Games particulièrement léché et fluide, dont les extraits du gameplay ont suscité l’approbation sur les réseaux sociaux. Les adaptations de l’homme-araignée sur console n’ont jamais rencontré de vrai succès, faute d’une intrigue solide et d’une jouabilité correcte : espérons que cette nouvelle parution inverse la tendance.

Enfin, comment éviter de parler du nouveau Call of Duty : WWII, qui s’attaque donc à la Seconde Guerre Mondiale et prend le risque de l’invraisemblance historique, ce qui n’a cependant jamais vraiment dérangé les développeurs…

Visuel image de une : jeuxvidéo.com

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