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Est-ce plus écologique de lire sur une liseuse ?

Est-ce plus écologique de lire sur une liseuse ?

01 août 2019 | PAR La Rédaction

Vous avez peut-être entendu parler de cette rumeur. Un livre pourrait être tiré à près de 250 000 exemplaires pour la rentrée littéraire. Autant dire que ce serait ce qu’on appelle un best-seller. Personne ne connaît l’identité de l’auteur ou de l’éditeur. Est-ce seulement vrai ? Personne ne le sait pour l’instant. Quoiqu’il en soit, cette rumeur soulève une question. Faire imprimer 250 000 exemplaires d’un livre, est-ce écologique ? A l’heure de la prise de conscience de la question écologique, on peut se le demander. Dans ce cas, la liseuse est-elle une meilleure réponse ? Penchons-nous sur la question.

Quelle est l’empreinte écologique d’une liseuse ?

C’est un mystère pour personne, pour imprimer un livre il faut du papier et donc avoir coupé un arbre. Il faut ensuite utiliser de l’encre pour l’imprimer et le transporter jusqu’à la librairie, tout cela a un coût écologique. Mais pour la liseuse d’autres questions se posent. Les métaux utilisés pour la partie électronique et leur extraction, puis leur assemblage et enfin leur acheminement. Si ici on ne coupe pas d’arbres, on extrait des métaux et en termes d’empreinte écologique, l’impact pourrait être bien plus important. Certains chercheurs ont tenté de chiffrer cela, mais ils ne s’accordent pas tous.

La bataille des chiffres

En 2009, un institut nommé Cleantech a déterminé que le bilan carbone d’un livre s’élevait à 7,5 kg, contre 168 pour une liseuse. Si on va bout de la réflexion, cela voudrait dire qu’en lisant plus de 22 livres sur une liseuse, on rentabiliserait l’empreinte carbone. Néanmoins, cette étude a été commandée par… Amazon, marque qui produit la Kindle, la liseuse la plus célèbre. Vous l’aurez compris, pas certain que cette étude soit totalement impartiale. Selon les études, les chiffres varient, mais une chose est sûre, il faut avoir lu plusieurs livres sur une liseuse pour amortir le bilan carbone de son achat. Pourtant les livres classiques peuvent eux aussi réduire leur bilan carbone.

Dans l’édition classique, il existe des solutions

Les maisons d’édition ont elles aussi saisi l’importance de l’enjeu et des solutions commencent à être apportées. On peut penser bien évidemment à l’usage de papier recyclé pour imprimer des livres. La question de l’encre est primordiale aussi. Des marques vendant des cartouches d’imprimante n’hésitent plus à jouer la carte écologique, c’est notamment le cas de TonerPartenaire qui se spécialise dans la vente de cartouches et de toners recyclés. Voici une opportunité pour les maisons d’édition de réduire l’empreinte écologique. Enfin, qui dit marché du livre, dit aussi marché de la seconde main. En termes écologique, acheter un livre d’occasion, c’est aussi faire un geste pour la planète tout en se cultivant, il ne faut pas l’oublier.

Alors la liseuse est-ce plus écologique ? Difficile de répondre. Ce qui est certain, c’est qu’il vous faudra lire une vingtaine d’ouvrages sur votre liseuse pour amortir l’empreinte écologique, ce qui ne sera pas mauvais pour votre culture !

Visuel :Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)

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