Spectacles

Voir et revoir les spectacles du festival d’Avignon à Paris

Voir et revoir les spectacles du festival d’Avignon à Paris

30 juillet 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le festival s’est terminé le 26 juillet. Cette 67e édition aura été la dernière sous la houlette de Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Le duo aura fait d’Avignon le superbe synonyme de laboratoire du spectacle vivant. La session 2013 aura vu Dieudonné Niangouna et Stanislas Nordey s’associer en tant qu’auteurs invités. Ils ont soufflé sur la programmation un vent sombre, venu d’Afrique et social, ponctué de représentations dansées exigeantes. Voici où revoir les pièces qui daignent passer par Paris.

Ce qu’on a vu

Partita 2: Trois solistes (deux danseurs et une violoniste) réunis tout en intimité  sur l’immense plateau vide de la Cour du Palais des Papes. Dans un dépouillement total s’est déployée la danse minimale et organique d’Anne Teresa de Keersmaeker et Boris Charmatz portés à des sommets par la magnificence de la Partita n° 2 pour violon seul en ré mineur de Johann Sebastian Bach.Partita 2 : 26 novembre-1er décembre Théâtre de la Ville- Festival d’Automne

C’est donc la Carrière Boulbon que Dieudonné Niangouna a choisi pour créer sa fable « Shéda ». Le mot est une invention, fusion de Shida qui en swahili veut dire « arrangement » et Shéta qui veut dire « diable »… Dans cette Sympathy for the devil version guerre entre la RDC et le Congo, les mythes côtoient les films américains dans un mélange qui plonge chacun dans un trouble identitaire profond. Shéda le 29 mars 2014 à La Ferme du Buisson

On sait que Nordey aime la radicalité. Ses plateaux se font nus et les gestes faussement exubérants. Il cultive la lenteur de l’articulation pour permettre à tout texte choisi d’être porté et perçu comme une parole indéfectible à apporter à chacun. Par les villages, le texte offrant le progrès de Peter Handke ne tarit pas la règle. Par les Villages de Stanislas Nordey à la Colline du 5 au 30 novembre 2013

Qudus Onikeku est un virtuose, ce danseur acrobate est artiste associé au Parc de la Villette en 2013. Pour le festival d’Avignon il aura crée Qaddish, le superbe dernier volet d’une trilogie ouverte par My Exile is in my Head et prolongée par STILL/life.Qaddish 28-30 novembre MAC Créteil

Le chorégraphe Christian Rizzo choisit une fois de plus de surprendre en présentant D’après une histoire vraie, un spectacle à la beauté absolue qui rompt en douceur avec ses codes. D’aprés une histoire vraie  9-11 avril Théâtre de la Ville :

A la FabricA, Krzysztof Warlikowski  a signé un cabaret rock et destroy. Un spectacle osé et virtuose, une des  grandes émotions de cette 67e édition du Festival d’Avignon. Kabaret Warszawski de Krzysztof Warlikowski sera donné au Théâtre national de Chaillot 7-8 et 11 au 14 février

Germinal, d’Antoine Defoort, que l’on a vu et adoré au Vivat d’Armentières, quelques semaines avant Avignon. Un spectacle inventif et drôle, mâtiné d’intelligence et d’impertinence et porté par quatre jeunes comédiens bourrés de talent. A voir au 104 du 4 au 19 mars.

Pour finir cette première partie, une mention du côté d’une exposition particulière.  Le sud-africain Brett Bailey, né à la fin des années 1960 et qui a grandi pendant l’Apartheid, présentait à l’Eglise des Célestins et pour la première fois en France, une installation choc qui interroge l’histoire et l’héritage coupables de notre vieille et impérialiste Europe colonisatrice. Exhibit B sera du 22 au 25 novembre au 104

Ce que l’on verra à Paris

Au delà  de DeLaVallet Bidiefono  du 14-18 janvier 2014 à la Mac Créteil.

Todo el cielo sobre la tierra d’Angelica Liddel, du 20 novembre au 1er décembre à l’Odéon

Drums and digging de  Faustin Linyekula  du 28 avril au 2 mai  au Théâtre de la Ville- Abesses

Myriam Marzouki- Le début de quelque chose 28 et 29 mars 2014- Théâtre Au fil de l’eau à  Pantin

Jean-François Peyret  mettra en scène Re : Walden du 16 janvier au 15 fevrier à La Colline

Enfin,  le trés attendu Swamp Club sera du 7 au 17 novembre au T2G

Et il y a tout ce qu’on ne reverra pas, ces « one shot » de célébration des 10 ans de direction du festival.  Alors, ni Le pouvoir des folies théâtrales  de Jan Fabre, ni Out of contex for Pina de Platel ne pourront être re-revus. Non plus Cour d’honneur de Jérôme Bel qui, comme son nom l’indique, ne pouvait se penser que pour le lieu même.  Pour tous  les autres, c’est à dire, notamment Lear is in town, Raush ou Place du Marché, il faudra attendre. Jusqu’à quand ? Seuls les dieux de la programmation le savent ! 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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