Spectacles

Véronic DiCaire, l’imitatrice venue du froid

05 mars 2010 | PAR Soline Pillet

Encore une voix venue des grands froids québécois ! Mais Véronic DiCaire a la particularité d’incarner une quarantaine de chanteuses à elle seule, dans un spectacle qui connaît un joli succès au Théâtre de la Gaîté Montparnasse.

Allergiques aux imitateurs, s’abstenir ! Après avoir conquis le Québec, la grande, blonde, sexy et survoltée Véronic DiCaire propose au Théâtre de la Gaîté Montparnasse un défilé de tubes français et internationaux relevant de la prouesse vocale et physique. Aussi à l’aise dans l’imitation des chanteuses sans voix que dans celle des stentors, Véronic DiCaire parvient à restituer tessiture et tics vocaux à la perfection, ainsi que la gestuelle de chaque artiste, étudiée avec soin.

Davantage catalogue de performances que one-woman-show, le spectacle souffre cependant d’une lacune d’écriture certaine, les sketches intermédiaires n’apparaissant que comme prétexte à introduire les numéros de chant et donnant au spectacle une qualité inégale. Les éternels clichés québécois chéris du public français s’accumulent : l’accent, les bûcherons, Céline Dion, l’hiver… Autant de redites inutiles que l’imitatrice aurait pu éviter dans un souci d’originalité. Il faut cependant souligner le défi que représente l’adaptation d’un tel spectacle pour le public français : Véronic DiCaire a dû réinventer son répertoire et ses références culturelles pour rendre la performance accessible.

Mais l’énergie déployée, la bonne humeur et le talent de Véronic DiCaire l’emportent finalement sur la légèreté du propos et les transitions parfois bancales, et l’imitatrice se transforme au fil du spectacle en véritable chauffeuse de salle.  Le clou du spectacle est sans doute la biographie en 248 secondes de Céline Dion, où Véronic DiCaire survole la carrière de la mythique chanteuse en revisitant ses différents looks… Un moment jubilatoire sublimé par une collection de perruques d’anthologie rendant hommage aux galères capillaires de la grande Céline.

Une heure et quart de pur divertissement donc, proposé par cette chaleureuse artiste déjà très appréciée du public québécois et parisien, dont l’énergie, le sex-appeal et le talent devraient bientôt faire parler.

Véronic DiCaire, du 2 février au 3 avril 2010, 20h30 au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, 26 rue de la Gaîté – Paris 14ème – Métro Gaîté ou Edgar Quinet

 

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Soline Pillet
A 18 ans, Soline part étudier la danse contemporaine au Québec puis complétera sa formation par les arts visuels à l’Université de Brighton. Au cours de son apprentissage, elle participe à des projets éclectiques en tant que danseuse. Également passionnée par l’écriture, elle rejoint les bancs de la fac en 2007 afin d’étudier la médiation culturelle à la Sorbonne Nouvelle. C’est par ce biais qu’elle s’ouvre au théâtre, au journalisme, et à toutes les formes d’art. Aujourd’hui, Soline rédige un mémoire sur la réception critique de la danse contemporaine tout en poursuivant sa passion pour la danse et l’écriture. Après avoir fait ses premiers pas de critique d’art pour le site Evene, elle rejoint l’équipe de la Boîte à Sorties en septembre 2009.

One thought on “Véronic DiCaire, l’imitatrice venue du froid”

Commentaire(s)

  • decrouy patricia

    je viens de découvrir à la télé véronique, qui est une imitatrice hors du commun, j’en suis déja fannnnn, pouvez voous me dire si elle viendra faire sn spectable au zénith de Nantes car je ne peux pas me déplacer à Paris voyage trop honereux pour moi, je vie seule avec mes 2 enfants.
    Merci de me répondre, et surtout un grand bravo à véronique.
    bisous,
    Patricia.

    avril 4, 2010 at 20 h 10 min

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