Théâtre
Yalla Bye : voyage doux amer à Beyrouth sur le parvis de l’IMA

Yalla Bye : voyage doux amer à Beyrouth sur le parvis de l’IMA

21 août 2020 | PAR Alice Martinot-Lagarde

Clea Petrolesi et Raymond Hosny échangent sur leur vision du Liban dans Yalla Bye, une pièce à voir du 20 au 22 août sur le parvis de l’IMA et qui résonne tragiquement avec l’actualité à Beyrouth. 

Tout l’été, l’Institut du monde arabe a imaginé Parvis en Scène, une programmation théâtrale à voir gratuitement et en plein air. Celle-ci a magnifiquement commencé avec un texte de Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton, mis en scène par Roland Auzet. Cette semaine, retrouvez Yalla Bye de et avec Clea Petrolesi et Raymond Hosny, où tout deux partagent leur vision du Liban dans ce spectacle inspiré de leur propre rencontre. 

Clea, elle, l’a choisi comme destination de vacances. La Parisienne ne sait pas vraiment pourquoi, mais le Liban, sa culture, son histoire, l’ont attirée comme un aimant. Et même si ce voyage lui a valu quelques situations grotesques peu rassurantes, c’est un véritable coup de foudre pour ce pays. Mais partir en vacances à Beyrouth, c’est une aberration pour Raymond, libanais, qui a quitté le pays vers la France à cause de la guerre. Pour lui, le pays des cèdres c’est aussi le pays des bombardements, des crises économiques et des conflits qui se suivent et ne se finissent pas. Il témoigne ainsi de l’histoire d’un peuple à l’agonie qui porte tout de même avec courage une joie de vivre certaine et un désir de liberté. 

Ponctué d’anecdotes cocasses, la pièce confronte avec humour et légèreté les deux points de vue d’une culture libanaise complexe. Raymond nous prévient : « Si vous avez compris quelque chose à la guerre au Liban, c’est qu’on vous a mal expliqué« . Pour autant, le Libanais tente de nous faire toucher du doigt l’essence de son pays, qu’il regarde de loin se perdre dans la pauvreté et la colère. La pièce a été écrite avant la violente explosion du 4 août dans le port de Beyrouth mais se trouve être un formidable écho aux circonstance dramatiques que traverse le Liban. 

 

Informations et réservation sur le site de l’Institut du monde arabe

 

Visuel : Affiche © Jalaikon

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Alice Martinot-Lagarde

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