Théâtre
Travaux de la Comédie Française : Richelieu retrouve le bois

Travaux de la Comédie Française : Richelieu retrouve le bois

28 janvier 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Toutelaculture a eu la chance immense de pouvoir accéder à la visite de la Salle Richelieu à quelques heures de la première de Troïlus et Cressida de William Shakespeare dans une mise en scène de Jean-Yves Ruf. Ce matin, les stars n’étaient pas les comédiens mais les architectes et les acousticiens.

Un an de travaux, c’est dantesque ! La comédie s’est exilée dans les jardins du Palais Royal dans un théâtre Éphémère de toute beauté, en bois, à la visibilité totale. Il contient 700 places contre les 850 de Richelieu et a offert un taux de remplissage de 82%. Ce théâtre restera là jusqu’en février. Ensuite, Selon Murielle Mayette, administratrice générale depuis 2006 : « Il aura une seconde vie, nous sommes en pleine discussion ».

Éphémère, tout l’opposé de la prestigieuse salle Richelieu, en place depuis 1680. Alors, il fallait faire des travaux, obligatoires de remise aux normes des équipements techniques et d’accessibilité. Le Français en a profité pour rendre les choses spectaculaires… nous sommes au théâtre tout de même ! Il est vrai, que la rénovation des pierres de taille ne saute pas aux yeux. Quitte à fermer une année, autant en profiter. Alors la Comédie a fait appel au mécénat. La Caisse d’Epargne, Natixis, la Fondation Patrimoine et la Fondation Totale ont donné 1, 4 million d’euros pour la rénovation de la Salle. Le gros des travaux associé à la construction du Théâtre Éphémère a coûté 12, 6 millions d’euros, ici, entièrement pris en charge par le ministère de la Culture.

La rénovation de Richelieu tient de l’évidence, comme le rappelle avec élégance Christophe Bottineau, l’architecte en chef des Monuments historiques : » Richelieu est un violoncelle. Au fur et à mesure, on a rempli ce violoncelle avec du coton, on a perdu notre violoncelle ». La salle retrouve son triptyque blanc-or-rouge qui était celui des travaux réalisés par l’architecte Fontaine en 1847. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c’est le bois.

Il est au sol, sur le dos des sièges, le long des murs des balcons sous la forme de portes factices. Cela change l’acoustique. Le son devient englobant et respectueux des voix des comédiens.

Forte d’une belle salle, Murielle Mayette peut repartir au combat. Apres la mauvaise nouvelle annonçant le report pour raisons budgétaires de l’obtention pour la saison 2013/2014 d’une nouvelle salle dans un espace libre de l’Opéra Bastille, elle est en proie à une âpre négociation concernant la fin du bail qui lie la Comédie Française à la société propriétaire du Studio Théâtre. Un jugement est actuellement en cours.

Visuel : © Cosimo Mirco Magliocca, coll. Comédie-Française

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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