Théâtre

Tout ce qu’il nous reste de la Révolution, c’est le rêve Simon !

09 juin 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le collectif «L’Avantage du doute», uni sur scène pour la première fois, met en scène au théâtre de la Bastille, « Tout ce qu’il nous reste de la Révolution, c’est Simon ». Un beau spectacle qui permet avec nostalgie, humour et engagement de penser l’héritage de Mai 68. A l’affiche jusqu’au 12 juin.

Le public est accueilli par des témoignages audio d’hommes et de femmes ayant « fait 68 », les séquences sont savoureuses et mettent dans l’ambiance. On entend « mon père était CRS », on y parle de sexualité comme une valeur marxiste…Sur un plateau où trône un canapé évidement rouge, une jeune femme est assise et nous fait part de ses interrogations avec humour : si Mai 68 n’est pas juste un événement comme les autres…alors, qu’en reste t-il ?

Il reste Simon Bakhouche,18 ans en 68, 60 ans aujourd’hui, et qui n’en revient pas, confronté à trois trentenaires Melanie Bestel, Judith Davis et Claire Dumas qui ne l’épargnent pas en même temps qu’elles l’admirent. Elles lui parlent comme on s’adresse à un symbole , un symbole du temps qu’il aurait fallut vivre, elles , elles sont la génération d’après, celle du trop tard. Le spectacle alterne discours et dialogues au sein de d’une famille où l’aînée rêve de juste de vivre, sans politique, et la plus jeune, hurle : chômage, sida, il est beau l’héritage ! Avec justesse, la troupe utilise la vidéo pour des témoignages décalés sur les attentes du mouvement de Mai et ce qu’il a apporté.

Il reste la musique, l’intro sans suite de Janis Joplin, des riffs de guitare et les tubes de Woodstock. Des morceaux éternels qui donnent envie de croire en des choses stables. On se prend à regretter de n’avoir pas vécu cette époque où, démonstration réussie à l’appui, les CRS n’étaient pas des « robocops », où les manifs voulaient changer le monde et pas seulement sauver les acquis sociaux .

On entre totalement dans le voyage que raconte Simon, prêt à tout pour rencontrer Federico Felini pour obtenir les droits de la Strada et en faire une pièce de théâtre , prouvant que « le rêve est réalité ».

Alors, ex-maos et fils et filles de babs, courrez au théâtre ! Le vieux monde est derrière vous !

Tout ce qu’il nous reste de la révolution, c’est Simon. Par le collectif L’Avantage du doute. Théâtre de la Bastille. 76, rue de la Roquette. Paris 11e. Mo Bastille. Tél. : 01-43-57-42-14. De 13 € à 22 €. Du mardi au samedi, à 19 h 30 ; dimanche 6, à 15 heures. Jusqu’au 12 juin. Durée : 1 heure 20. Sur le Web : Theatre-bastille.com.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

4 thoughts on “Tout ce qu’il nous reste de la Révolution, c’est le rêve Simon !”

Commentaire(s)

  • J DAVIS

    COMPLET JUSQU’AU 12 JUIN « TOUT CE QUI NOUS RESTE DE LA REVOLUTION, C’EST SIMON » EST PROLONGE 3 JOURS LA SEMAINE PROCHAINE: MARDI 15 MERCREDI 16 ET JEUDI 17 JUIN

    VENEZ NOMBREUX!!!!

    RESERVEZ AU 01 43 57 42 14

    juin 10, 2010 at 0 h 07 min

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