Théâtre
[THÉÂTRE], les pièces à ne pas manquer à la rentrée

[THÉÂTRE], les pièces à ne pas manquer à la rentrée

29 août 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Même si les théâtres ne ré-ouvrent leurs portes que mi-septembre, il est déjà temps de faire un tour de la programmation.

Le privé

Dans le privé, une pléiade de têtes d’affiche devrait attirer un large public. Du bon monde est réuni pour faire le plein en ne laissant que trop peu de place à la découverte et la nouveauté.
Alors qu’il semblerait que Pierre Arditi ne soit pas disponible cette rentrée, on ne change pas une équipe qui gagne à Edouard VII où l’inusable Bernard Murat dirigera un autre de ses compères, François Berléand face à Mathilde Seigner dans la comédie romantique Nina. Pas une rentrée sans eux, les immanquables Didier Long, Nicolas Briançon et Jean-Luc Moreau seront évidemment de la partie. Le premier, qui vient de prendre la direction du théâtre Hébertot, y a convié Arthur Jugnot, Arnaud Gidoin et Jean Benguigui autour de la pièce Le plus heureux des trois de Labiche, le deuxième s’attaquera à Mensonges d’état, une intrigue historique sur la chute d’Hitler avec Samuel le Bihan et Michaël Cohen à la Madeleine, enfin, le troisième prépare un Coup de Sangria à la Michodière, un des temples de la comédie de boulevard.
Au Rive Gauche, le duo Eric-Emmanuel Schmitt et Steve Suissa a misé sur la sympathique Marianne James dans le seule en scène Miss Carpentier, mais la plus attendue est Muriel Robin qui fera son grand retour sur scène dans un nouveau one woman show à la Porte Saint-Martin, son ami Pierre Palmade sera quant à lui au Saint-Georges.
Parmi les vedettes les plus populaires de la rentrée, Amanda Lear sera sans aucun doute Divine dans un nouveau rôle taillé sur mesure au théâtre des Variétés, Daniel Auteuil et Richard Berry se donneront la réplique dans Nos Femmes au Théâtre de Paris qui accueillera aussi l’ex trublion de France Inter Stéphane Guillon et la séduisante Cristiana Reali réunis dans La Sociétés des loisirs. Tandis que Fabrice Lucchini reprend au Théâtre Antoine le carton de la saison dernière, Une heure de tranquillité (la pièce de Florian Zeller se joue depuis janvier dernier à guichet fermé), une autre auteure à la mode, Amanda Sthers, présentera sa nouvelle pièce intitulée Mur avec Rufus et Nicole Calfan. Michel Aumont jouera au côté de Claire Nadeau dans une pièce de Didier Benureau au titre déjanté Mon beau-père est une princesse. Jean Piat et Marthe Villalonga seront Ensemble et séparément à la Comédie des Champs-Elysées, Audrey Dana et Sami Bouajila se livreront une bataille amoureuse dans Ring. Mais le couple le plus mythique de cette rentrée sera incarné par Sara Giraudeau et Julien Boisselier qui reformeront sur scène Zelda et Scott Fitzgerald au théâtre La Bruyère.
Après Duras montée par Chéreau, la comédienne Dominique Blanc regagne la scène du théâtre de l’Atelier pour y incarner Mirandolina, un des rôles les plus savoureux du dramaturge italien Carlo Goldoni, dans La Locandiera mise en scène par Marc Paquien qui offre aussi cette rentrée à Ludmilla Mikaël un retour au théâtre dans Et jamais nous ne serons séparés de Jon Fosse présenté à L’Oeuvre. Le théâtre norvégien sera aussi à l’honneur du théâtre Montparnasse avec La Dame de la mer d’Ibsen défendu par Jacques Weber et Anne Brochet.

Le public

A Paris

L’évènement public est bien sur le Festival d’Automne qui trace l’essentiel de la route à suivre de septembre à décembre.

Un immanquable se trouve néanmoins en dehors du festival, il s’agit de la reprise tant attendue de deux chefs d’oeuvre de Joël Pommerat, Au Monde et Les Marchands qui se joueront à partir du 14 et du 18 septembre à l’Odéon. Ces deux fables sociales avaient marqué au début des années 2000 la naissance de ce géant de la lumière qu’est Pommerat.

Au festival d’Automne, Christoph Marthaler donnera Letzte Tage. Ein Vorabend, une relecture musicale de cette nuit où, au parlement de Vienne, se décida la Première Guerre mondiale. A Maison Rouge, le performeur sud-africain Steven Cohen présentera Sphincterography : The Tour – Johannesburg, Une (anti)visite guidée de l’exposition My Joburg. Cela se passera les weekend du 14 et du 20 septembre. A La Colline – théâtre national, dès le 25 septembre il ne faudra pas rater Perturbation, d’après le roman de Thomas Bernhard, dans la mise en scène, la scénographie et les lumières de Krystian Lupa, « Une partition hybride, tendue entre narration – le récit d’une journée de consultations médicales dans l’Autriche profonde, description implacable et minutieuse d’individus déliquescents, prisonniers d’un environnement hostile –, et éructation – le long monologue du prince Saurau, ultime patient, homme d’esprit et de culture empli d’une haine inexorable envers l’État et son pays natal ». 

Enfin, salle Richelieu de la Comédie-Française, Denis Podalydès se voit offrir par le metteur en scène Dan Jemmet pour ses 50 ans le rôle des rôles,  Hamlet de Shakespeare.

En Ile-de-France

A la MC93 de Bobigny, Patrick Pineau rechausse cette rentrée le nez difforme et le fleuret moucheté de Cyrano de Bergerac. En tournée après un triomphe en juin dernier aux Nuits de Fourvière, la mise en scène de Georges Lavaudant passera aussi aux Gémeaux à Sceaux qui accueillera auparavant le travail de Christian Schiaretti et du TNP sur Une saison au Congo d’Aimé Césaire. Aux Amandiers-Nanterre, Shakespeare ouvre le bal après le Macbeth que Pierre Hancisse interprétera sous la direction de Laurent Pelly et l’Othello avec Denis Lavant, c’est Phèdre qui viendra clore une longue série de mises en scène raciniennes par le directeur sortant des lieux Jean-Louis Martinelli. A Saint-Denis, après une semaine en compagnie associée à la Maison  des Métallos, Marivaux ouvrira la saison du théâtre Gérard Philipe dans une version jeune et iconoclaste du Triomphe de l’amour de Marivaux pour laquelle Galin Stoev a réuni une distribution exclusivement masculine dominée par Nicolas Maury. A Gennevilliers, le grand metteur en scène Bernard Sobel s’attaquera à la figure mythique d’Hannibal. C’est en dansant que débutera la saison de la maison des arts de Créteil avec la présence du CDC du Val-de-Marne puis de la chorégraphe Bianca Li en attendant le retour toujours détonnant de Ivo Van Hove pour une lecture contemporaine de L’Avare de Molière.

Amélie Blaustein Niddam et Christophe Candoni

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]m

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