Théâtre

Philippe Minyana présente ses épopées de l’intime au Théâtre de la Ville

Philippe Minyana présente ses épopées de l’intime au Théâtre de la Ville

25 février 2011 | PAR Christophe Candoni

Philippe Minyana investit le théâtre des Abbesses du 28 février au 19 mars avec un programme riche de cinq textes inédits réunis sous le titre « Epopées de l’intime ». »Epopées parce qu’il s’agit de traversées. Intimes parce qu’elles emmènent jusque dans les profondeurs des souvenirs, des rêves » écrit Colette Godard dans la présentation des pièces à découvrir bientôt en trois séries de représentations.

Le projet est né en 2008 lors d’une rencontre au 104 entre le directeur du Théâtre de la Ville et l’auteur dramatique. Emmanuel Demarcy-Mota a le gout d’accompagner les dramaturges contemporains et a choisi d’associer Philippe Minyana et de mettre en oeuvre un réel compagnonnage en ne programmant non pas une mais plusieurs de ses pièces, toutes des créations, comme il l’avait fait pour Fabrice Melquiot  lors de ses prises de fonction au Théâtre de la ville. Minyana n’y avait jamais été joué, il demeure pourtant un auteur de plus en plus incontournable, entré au programme du baccalauréat et déjà au répertoire de la Comédie-Française, il vient de recevoir le prix de l’Académie française 2010 pour l’ensemble de son oeuvre qui est considérable. Depuis les années 80, la plupart de ses titres ont été montés par Robert Cantarella ou par lui-même, acteur de formation et directeur d’acteur.

Les textes présentés aux  Abbesses s’apparentent à des petites formes de « théâtre-récit »qui recoupent des thématiques larges et communes, à une fresque, un conte. Ils nous plongent dans l’univers de l’errance, du désir, du souvenir, des fantômes, avec l’impulsion d’une résistance et d’évasion. C’est un théâtre du quotidien, terme qu’il ne faut entendre comme porteur d’un « réalisme ennuyeux » mais celui des drames et des joies, des individus, même marginaux… La réalité et la fable s’interfèrent. On y trouve contenue dans le récit une féerie qui côtoie étonnamment la réalité, dure parfois, un gout du sordide car la poésie ne doit rien occulter et dire la vérité crue, toute l’âpreté du monde. « Les contes disent toujours la vérité » écrit Minyana

Le cycle débute avec une première création : Les rêves de Margaret que met en scène Florence Giorgetti. Suivront deux solos  (Tu devrais venir plus souvent interprété par l’actrice Elisabeth Mazev  puis Laurent Charpentier jouera J’ai remonté la rue et j’ai croisé des fantômes) et enfin deux petites formes (De l’amour et Sous les arbres). Ces dernières pièces seront aussi données au théâtre Ouvert de la Cité Véron à Paris du 22 mars au 2 avril 2011, puis ce programme va parcourir la France en tournée notamment à la Maison de Picardie d’Amiens.

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Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

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