Théâtre

Peng Xang ou le chant de l’éléphant- critique- Un spectacle poétique pour les enfants

21 avril 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le théâtre Claude Levis Strauss est niché au deuxième sous sol du musée du quai Branly. Peng Xang s’inscrit dans la ligne directrice de la programmation  du musée des civilisations en nous faisant plonger dans un spectacle croisant le Laos et la France autour de 9 poèmes visuels  ayant pour lien..l’éléphant.

A l’occasion des vacances de printemps est montré aux enfant à partir de 6 ans «  Peng Xang », dans lequel François Small célèbre l’animal au travers du papier, du masque, des marionnettes mais aussi en détournant avec humour et intelligence des objets du  quotidien comme  une pelle, un arrosoir ou un tuyau.

Le ton est posé dès les premiers instants du spectacle où les artistes tamisent de l’eau, ce sera calme, zen et poétique, sans jamais être ennuyeux. En monsieur loyal impeccable, le clown Smol tisse des histoires à partir de textes littéraires de Romain Gary , Alexandre Vialatte et de contes asiatiques et européens. Ce sont neuf saynètes qui sont racontées par l’intermediaire d’un processus qui plairait bien à Monsieur Peter Brook puisque trois manipulateurs de marionnettes magiciens, un conteur captivant, une musicienne aux sons venus d’ailleurs et une couturière mnouckiniène qui, au fur et à mesure de l’histoire, fabrique, en papier et écorce de mûrier  le décor de la pièce composent le casting.

Une célébration interculturelle

Peng Xang  veut dire « chant de l’éléphant » en langue lao, mais  Xang signifie aussi « imagination ». Ce joli spectacle  est le résultat d’une longue résidence de la compagnie Smol-Humour à Tiroirs au Laos, au cours de laquelle le spectacle a été écrit et réalisé. Le spectacle a ensuite été adapté au ( jeune) public francophone  lors d’une résidence à Strasbourg en transposant les référents culturels, ainsi, le khen (instrument lao) s’est transformé en violoncelle. Le seule permanence est la belle présence du papier

On commence par dire, mettons, que les éléphants c’est trop encombrants, qu’ils renversent les poteaux télégraphiques, qu’ils sont un anachronisme, et puis on finit par dire la même chose de la liberté, la liberté et l’homme  deviennent encombrants à la longue… » ( Romain Gary, Les racines du ciel). Ces Neufs contes-poèmes , chacun plein de poésie,  racontent la bêtise humaine  et nous plongent avec tendresse et délicatesse dans le monde où entre l’homme et l’éléphant le plus léger des deux n’est pas celui qu’on croit !

Vacances de printemps : du 21 au 25 avril 2010 à 15h,  pour les enfants à partir de 6 ans accompagnés (durée 50 mn), théâtre Claude Lévi-Strauss, réservations au 01 56 61 71 72 (du lundi au vendredi de 10h à 16h30) et achat des places aux caisses du musée, tarifs : 8 € tarif plein / 6 € tarif réduit, musée du quai Branly,37, quai Branly ,75007 – Paris-Tél : 01 56 61 70 00

 Peng Xang © Compagnie Smol-Humour à tiroirs, photo Raoul Gilibert

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]com

2 thoughts on “Peng Xang ou le chant de l’éléphant- critique- Un spectacle poétique pour les enfants”

Commentaire(s)

  • Arwen undomiel

    Peng xang c’était magnifique, 
    De la poésie tout en rire, créée par des décors d’une très belle simplicité, une Lumière asiatique, un violoncelle parfaitement dans le ton, et parfaitement laotien… Une sale remplie d’enfants, mais les adultes riaient autant. Ley n’a pas arrêté de commenter, de rigoler, elle a été prise du début à la fin. On a vu un millier d’elephants de toutes sortes, en arrosoirs, en draps, en tubes. Simplicité des materiaux mais rendu parfait, cela donne toute la poésie asiatique et le charme de la pièce. Sans compter qu’un deuxieme spectacle se deroule à cote: on peut revoir toute la piece en meme temps en ombres chinoises sur des panneaux placés sur le coté: de parfaites ombres elephantes! On passe du clown à la beauté la plus frappante sans arrêt; puis tout Dun coup on bascule dans une grande tristesse, qui a été ponctuée par un enfant qui a éclaté en un franc sanglot, commenté par Ley: ils n’auraient pas du le mettre le pirate là! (en fait c’était la mort pas un pirate) 
    mais le message en vaut le coup…
     
    Lambiance générale du theatre, l’accueil chaleureux, le nombre d’enfants, le gaspacho offert a la fin, la discussion avec les artistes, tout contribuait à nous faire vivre un petit moment d’exception completement magique.    

    mai 23, 2010 at 16 h 51 min

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