Théâtre

Patrick Hamel nous invite dans un Voyage en poésie au Théâtre de Nesle

Patrick Hamel nous invite dans un Voyage en poésie au Théâtre de Nesle

06 mai 2019 | PAR Olivia Leboyer

Vendredi 3 mai, le théâtre de Nesle accueillait Patrick Hamel pour un voyage en poésie au fil du XIXe siècle : guitare, saxophone, voix profonde ont fait résonner sous les voûtes une belle âme.

Le lieu s’y prête : les voûtes du théâtre de Nesle invitent au recueillement. Mais pas question de sacraliser à l’excès les superbes poèmes choisis avec éclectisme par Patrick Hamel. Il s’agit de les faire vivre et vibrer.

« Mais des chansons spirituelles / Voltigent parmi les groseilles » (Arthur Rimbaud)

Patrick Hamel impose une présence tout en douceur, pour livrer son interprétation de poèmes comme L’albatros ou L’invitation au voyage de Baudelaire, ou Mon rêve familier de Verlaine.

« O triste, triste était mon âme / A cause, à cause d’une femme » (Paul Verlaine), chante-t-il avec mélancolie, et l’on repense fugitivement au beau film de Michel Deville, avec Anna Karina, A cause, à cause d’une femme (1963).

Certains mots résonnent particulièrement :

« Ah ! Mille veuvages / De la si pauvre âme / Qui n’a que l’image / De la Notre-Dame » (Rimbaud)

« Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir / Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige » (Baudelaire)

« Homme libre, toujours tu chériras la mer » (Baudelaire)

Les vers ont leur musicalité propre, singulière. Patrick Hamel se l’approprie et la recrée, pour nous, avec humilité et beaucoup d’allure.

Pour découvrir les chansons de Patrick Hamel, cliquez ici.

visuel : affiche

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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