Théâtre

Les lettres de Marie-Antoinette lues par Marianne Basler

16 mars 2009 | PAR marie

marie antoinette« Les lettres de Marie-Antoinette », compilées et réécrites par l’historienne, Evelyne Lever sont lues du mardi au jeudi par Marianne Basler au théâtre de la Madeleine. On y suit l’évolution de la reine qui périt sur l’échafaud pendant la Révolution. De sa jeunesse frivole à sa gravité à la fin de sa vie. Une heure de monologue dans une salle très intimiste.

 

La vie d’une reine en une heure. Voilà ce que propose le théâtre de la Madeleine où Marianne Basler joue Marie-Antoinette jusqu’au 20 mars. Evelyne Lever a compilé les écrits de Marie-Antoinette de 1770 à 1793. De son mariage avec Louis XVI jusqu’à sa mort, l’historienne a retracé le cheminement de pensée et la maturation de la fille de l’austère Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche durant sa vie à Versailles, et après le faste royal.

En une heure la comédienne égrène les dates et les événements. On imagine bien qu’en racontant 23 ans en une heure, on sacrifie quelque chose. Ce sera la popularisation de la pièce. Car seul les spectateurs connaissant un minimum la vie, les péripéties de la reine et les rebondissements de l’histoire et même les soubresauts politiques menant à la Révolution, peuvent être touchés par ce texte, car ils peuvent se situer dans les événements.

Œuvre et théâtre intimiste

Il suffit d’observer la salle du théâtre de la Madeleine où se joue la pièce, « le foyer du théâtre », pour comprendre que l’option intimiste entièrement assumée. Pas plus de 50 sièges en plastique sont installés dans une petite pièce aux hauts plafonds. Des fenêtres bordent le flanc gauche des lieux si bien qu’on voit la lumière des phares et qu’on entend les voitures à l’extérieur.

Le décor aussi est minimaliste, un lit-sofa et un bureau sur une scène plus petite qu’une estrade de classe. Mais ce côté épuré sied bien à une comédienne seule.

Le costume aussi est sobre. Pas de changement pour marquer la jeunesse dispendieuse de la reine, puis son assagissement, sa gravité et sa fierté à la fin de sa vie. La comédienne est vêtue d’une robe blanche. Comme pour montrer que c’est vers le martyre que se dirige la reine, déjà même au temps de ses frivolités.

Tenant son texte à la main – puisque c’est une lecture – Marianne Basler est cependant très touchante. On lui en voudrait presque de lever le ton quand cela est un peu surfait, pour être captivante.

Mais la proximité des spectateurs ne gêne pas la comédienne pour exprimer toute une palette d’émotions. Car si on raconte une vie en une heure on ressent toutes les joies et les peines de cette existence dans le même laps de temps.

Une pièce que les friands de Marie-Antoinette apprécieront. Elle ne leur apprendra pas beaucoup, mais elle noiera assurément ceux qui s’y rendraient pour se familiariser avec la reine.

« Les lettres de Marie-Atoinette », Théâtre de la Madeleine, Jusqu’au 20/03/09 les mardi, mercredi et jeudi. 20 € et 10 € Moins de 26 ans.

 

Marie Billon

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