Théâtre

Les Fourberies de Scapin au théâtre de la porte Saint-Martin

Les Fourberies de Scapin au théâtre de la porte Saint-Martin

28 avril 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Octave et Léandre, deux amis, tombent tous deux amoureux de charmantes et mystérieuses demoiselles en l’absence de leurs pères respectifs, Argante et Géronte. Octave contracte un mariage secret et Léandre a besoin d’argent pour arranger son hymen avec sa douce. N’étant pas très malins, les deux tourtereaux s’arrachent les cheveux jusqu’à ce qu’il leur vienne l’idée de faire appel au serviteur de Léandre, le rusé Scapin, qui a plus d’un tour dans son sac. Dès lors duperies, fourberies, quiproquos, coups de théâtre et coups de bâton se succèdent, du divertissement et de la bouffonnerie à l’état pur mais non exemptes de morale et de critique sociale, un pur régal!

De cette comédie de Molière, crée en 1671 pour être jouée au Théâtre du Palais Royal, la mise en scène d’Antoine Herbez, fait une fable extravagante, non loin de l’esprit du Bourgeois gentilhomme mis en scène par Marcel Maréchal, nous sommes tenus en haleine d’un bout à l’autre par un spectacle dont la qualité est telle à tous les niveaux qu’il ferait honneur même à la Comédie Française.

 

Florent Favier, qui incarne Scapin, est sensationnel d’un bout à l’autre de la représentation. Il déploie une énergie, se livre à des pitreries et des cascades avec une aisance incroyable, il nous tient complètement en haleine. Michel Melki en Argante fait penser à Gérard Depardieu au meilleur de sa forme, ses vociférations sont des plus réjouissantes. Quand à Bernard Rosselli (Géronte), il réussit à nous faire peur au début et à nous réjouir ensuite en tant que dindon de la farce. Stéphanie Bargues (Zerbinette) est une délicieuse danseuse et Anaïs Berard-Masson (Hyacinthe) par sa gestuelle et son physique fait penser à l’excellente actrice Fiona Gordon. La musique est charmante et divertissante, elle nous fait rêver et nous transporte plus aisément dans la fable. Les costumes sont très beaux et les lumières envoûtantes.

La pièce toute entière dégage tant de charme que l’on ne sait où en faire le meilleur éloge. A voir au moins une fois ou deux, c’est très bon pour le moral.

 

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