Théâtre
Les Apaches de Macha Makeïef : les musiciens, les magiciens… qui arrivent !

Les Apaches de Macha Makeïef : les musiciens, les magiciens… qui arrivent !

16 avril 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

 

 

Après son succès à la Mac, salué par Christophe Candoni, Les Apaches de la directrice de la Criée changent de banlieue pour accoster leur transatlantique à la MC93, on embarque !

Dans un décor désuet, tout a l’air cassé, l’accordéon joue à peu près juste, le chanteur lyrique foire ses aigus et le magicien ne nous rend pas dupes. Pas de doute nous allons voyager dans les années folles, mais à la fin de celles-ci, au moment où l’appel de l’ailleurs se fait entendre, au moment où le mot « apache » est l’argot de « rebelle ».

Sur scène, ils sont huit, danseurs, comédiens, chanteurs, circaciens. Ils dépotent, entrant et sortant par tous les trous possibles que leur offre le plateau. Nous sommes au temps du cinéma muet et Les Apaches est un hommage patchwork à cette génération où les travestis sont à l’honneur et où les femmes montrent leurs jambes, un vent de liberté souffle, mais c’est l’orage de la nostalgie qui commence à vrombir.

Ils sont pathétiques à chercher la gloire dans ce cabaret de fortune, eux, qui sont plein de talent. Les jumeaux casse-cous ( Aurélien Musard et Romuald Bruneau) le danseur diva ( Braulio Bandereia), la belle (Noëlie Giraud) … ou encore, Robert Horn en monsieur Loyal et en ventriloque à la moustache folle… Tous finissent par nous attraper, par nous autoriser à lâcher prise. Tout ici, n’est que chorégraphie fantasmée, on s’autorise des ralentis comme au cinoch’, c’est les 400 coups à tous les étages, les blagues pas encore carambar et les animaux( vrais et faux) qui passent sur scène.

Même si Les Apaches est un spectacle qui tire peut être un peu trop sur la corde de l’émotion, cela vient de la proposition un peu enfantine de jouer quasiment tout le long en pantomime, Il y a là dedans l’inspiration du cirque Royal Deluxe où tout est à vu et, du Théâtre du Soleil dans la a volonté de montrer que l’on est au théâtre, que tout ici est fait de bric et de broc.

Finalement, on voit les ficelles, et c’est bien.

Visuel : (c) Christine Sibran

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