Théâtre

L’égo, notre jeu préféré

L’égo, notre jeu préféré

14 février 2018 | PAR Sarah Dray

Tous les mardi soirs, jusqu’au 27 mars, Johanne Toledano est sur la scène du Théâtre des Feux de la Rampe avec son spectacle L’égo, mon jeu préféré. Très bien inspirée et pleine d’énergie, elle livre une galerie de personnages hauts en couleur, déjantés et très drôles.

Certes Johanne Toledano est seule sur la scène du Théâtre des Feux de la Rampe, et pourtant elle nous fait voyager parmi un grand nombre de personnages tous aussi différents et parlant les uns que les autres.

Certes, on ne voit pas dans son spectacle cette Olivia dont tout le monde nous parle et pourtant tout tourne autour d’elle.

Certes, il n’a jamais était autant question de solitude et pourtant il n’a jamais été aussi question d’amour.

Cet amour que l’on ne voit pas et qu’on cherche partout, cet amour qui manque au personnage central, la fameuse Olivia, et qu’on retrouve dans son entourage, cet amour qui lui manque pour elle-même mais que les autres lui porte.

Cet amour, on sent bien que c’est aussi celui que Johanne porte aux personnages qu’elle dépeint.

Mais, ne vous y trompez pas, il s’agit bien un spectacle humoristique et c’est le rire qui prime sur scène et dans la salle. Pendant une heure trente, Johanne gesticule, grimace, se dandine, pour notre plus grand plaisir. Elle nous embarque avec elle dans son univers.

Seule, Johanne est complètement seule sur scène. A l’aide d’un foulard, elle se déguise et fait vivre ses personnages. Et elle le fait avec une énergie déconcertante et communicative. Toujours sur la fine ligne qui la sépare des clichés, elle est juste et chacun d’entre nous reconnaîtra au moins un des personnages incarnés. Chacun d’entre nous aura au moins croisé une mère envahissante, une prof de yoga déjanté, un père surmené… tout ça résonne étrangement en chacun d’entre nous.

Ce spectacle, qui parle de l’égo sans le montrer, nous renvoie à tout sauf à notre solitude. C’est au contraire un ciment que nous propose la comédienne, un universalisme dans une grande diversité. Vous pouvez éventuellement aller voir ce spectacle seul, mais ce seul en scène où l’amour se cache mais se découvre partout, sera une excellente occasion aussi de rire entouré d’autres égos. Pour cela, vous avez jusqu’au 27 mars pour vous rendre, un mardi soir, au Théâtre des Feux de la Rampe.

Visuel : ©DR

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Sarah Dray

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