Théâtre
Le Signal du Promeneur aux ateliers Berthier : un ovni théâtral

Le Signal du Promeneur aux ateliers Berthier : un ovni théâtral

14 mai 2012 | PAR Francois Colombi

Dans le cadre du festival Impatience qui fait la lumière sur les jeunes compagnies théâtrales, le Raoul Collectif présente Le Signal du Promeneur. Pièce dans laquelle les cinq auteurs belges sont aussi acteurs, musiciens et metteurs en scène, ils s’interrogent avec humour sur le sens de la vie et les projets d’avenir d’une jeunesse perdue.

La pièce nous plonge dans une jungle dans laquelle seul le conteur qui s’adresse au public semble tenir les clés. A l’image des Monthy Python auxquels on les compare déjà, la pièce se découpe en plusieurs sketches enchâssés les uns dans les autres. Inutile de chercher du sens dans la progression des différentes histoires, ou de s’interroger sur les rôles de personnages qui sont non définis. Fanfare arrivant sur scène, motte de terre tombant du ciel, citations latines, bagarre générale, homme des cavernes, définitions interminables avec digression, accent belge, procès et ptérodactyles, ce n’est qu’à la fin que le tableau prend forme.

Le Signal du promeneur interroge notre société (de consommation et du profit) et ce qui en résulte : l’angoisse, l’ennui, le conformisme, la dépendance, les pulsions créatrices et le désir de liberté des individus.

Le spectateur suit donc les va-et-vient croisés des cinq promeneurs qui munis d’une lampe frontale s’immiscent sur une scène noire pour raconter une histoire très vite démantelée à coups de gags et de digressions.

Comme le collectif Anglais, ces cinq Liégeois ne manient pas que l’art du verbe ou du gag, ils sont en effet musiciens et choristes quand il le faut. C’est donc sur un air de piano joué par un des comédiens que certaines tirades sont récitées, un peu à la manière d’un slam. Si le pari est dangereux, il est réussi.

Loin du théâtre classique cette pièce fait un peu figure d’ovni. Elle n’en reste pas moins un vrai acte de bravoure, de dérision et de talent.

 

Visuel © : Le signal du promeneur

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Francois Colombi

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