Théâtre
Le festival Plein Feux met les jeunes compagnies en lumière

Le festival Plein Feux met les jeunes compagnies en lumière

18 janvier 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Jusqu’au  30 janvier, le Théâtre de l’Opprimé met les Pleins Feux sur la jeune création. Le festival  propose un espace de visibilité à de jeunes compagnies théâtrales. Il vise à soutenir l’émergence de nouvelles formes d’écritures et à favoriser la création en offrant au public la vison et la détermination qui animent la nouvelle génération de metteurs en scène et d’acteurs. A découvrir cette semaine, Le temps et la chambre, dans une mise en scène de Marie-Christine Mazzola pour la Charmante Cie

Le Temps et la chambre de Botho Strauss sera donné du 19 au 23 janvier. L’histoire est celle de deux hommes,Julius et Olaf, vivant reclus et commentant, de leur chambre, le spectacle de la rue : une ville bruyante, chaotique et déréglée. Dans son dégoût de ce monde Julius en vient même à juger une femme sans la connaître, passante anonyme de cet extérieur. Celle-ci, Marie Steuber, blessée et meurtrie par ce regard, fait intrusion dans leur chambre afin de dire qui elle est : ses espoirs, ses rencontres, ses échecs, ses souvenirs. La chambre, qui devait être un asile, un refuge, devient un lieu de passage où surgissent alors des personnages liés à son passé, de près ou de loin.

Botho Strauss, grand auteur de fresques sur la solitude, l’enfermement et l’incommunicabilité, signe dans Le Temps et La Chambre une histoire dont la rencontre/séparation est la thématique principale. Rencontre/séparation entre des personnes qui se croisent, s’enlacent et se quittent, au rythme d’une ville agitée et chaotique. Rencontre/séparation de l’intérieur et de l’extérieur, du passé et du présent. Dans cette pièce, les souvenirs surgissent abruptement, sans lien ni logique apparents, et à mesure que les visages, les sentiments, les bribes d’histoire refont surface, ils recomposent un monde contemporain, reflets et révélateurs d’une société où l’homme est blessé par la ville et son anonymat.

Pour Botho Strauss « aucune autre forme d’échec courant, ni la maladie, ni la ruine, ni la catastrophe professionnelle ne trouve dans l’inconscient d’écho aussi profond, aussi cruel que la séparation » in Transgresser le réel, Irène Sadowska-Guillon.

Également dans le cadre du Festival Pleins Feux :

du 26 au 30 janvier
La Noce de Bertolt Brecht
proposée par La Compagnie du Rire en Carton Fat

Livres jeunesse : Je suis né Bonhomme et Le grand show des petites choses
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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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