Théâtre

Le Dernier Dodo au théâtre Dunois, le grand équilibre du monde vivant expliqué aux enfants

05 mars 2013 | PAR Avela Guilloux

C’est l’histoire improbable d’un oiseau de l’île Maurice qui ne savait pas voler. Proie facile à saisir, ce dodo servit bien malgré lui de leçon aux hommes ignorant les lois qui président à l’équilibre de la Nature. L’extermination du dodo menaça aussitôt de disparition une espèce végétale rare, le tambalacoque, un arbre ne vivant que sur cette île, et dont la graine ne pouvait germer qu’après avoir été ingurgitée par le dodo. Cette histoire vraie, rapportée par le paysagiste Gilles Clément, est à la base du spectacle conçu par le metteur en scène Christophe Laluque.

L‘artiste a ainsi mêlé fiction et réalité pour sensibiliser les spectateurs à cette interdépendance entre les êtres, à cet équilibre mystérieux dont notre avenir dépend.

Faire comprendre le grand équilibre de la nature par le biais de l’histoire de l’oiseau mythique qu’est le dodo est une riche idée. Un Dodo, c’est drôle et cocasse, et c’est surtout entouré d’un mystère incroyable, puisqu’il n’y en a plus. On voit régulièrement cet oiseau à la silhouette rigolote dans des classiques pour le jeune public, comme Alice au Pays des Merveilles, ou même dans des longs-métrages d’animation récents. Le Dodo y apparaît comme pas très malin, voire franchement ridicule, pour le plus grand plaisir des plus jeunes.

Ici, la chronique de la mort annoncée du dodo nous est contée par 2 comédiens. Ils revêtent tour à tour les costumes de conférencier, élève, conquistador, dodo, arbre etc. Les enfants découvrent au long du spectacle comment cet oiseau a disparu, chassé par l’homme, et surtout quel fut l’impact de sa disparition sur l’équilibre de l’écosystème de l’Ile Maurice. Clair et précis, le spectacle ne manque pas d’idées, même si l’on se prend à regretter par moment qu’il soit peut-être un peu trop sérieux. Mais qu’importe, les enfants suivent, captivés , cette histoire incroyable d’un oiseau qui ne savait pas voler, et dont la disparition faillit causer celle d’un arbre. Car le Dodo prend soin du Tambalacoque, et en échange, celui-ci le nourrit. On pense par moment au Petit Prince, entre sa rose et ses baobabs…

Une bonne occasion pour les plus jeunes de découvrir cette histoire, et à travers elle, celle de beaucoup d’espèces disparues ou menacées.

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Avela Guilloux

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