Théâtre
Laurent Gérard, comme le prénom… à la Comédie des Boulevards- Réprise aux Mathurins

Laurent Gérard, comme le prénom… à la Comédie des Boulevards- Réprise aux Mathurins

20 juin 2011 | PAR Geraldine Lance

« Laurent Gérard, comme le prénom… » Du mercredi au samedi à 21H30, Laurent Gérard pose ses valises à la Comédie des Boulevards. Un « seul en scène » drôle et incisif, au travers de cinq tableaux surprenants.

Avec ses 15 ans d’expérience dans le théâtre, Laurent Gérard jongle avec brio entre les différents personnages qui composent son spectacle. Les textes sont fins, un brin dérangeant pour certain, criant de vérité pour d’autres, il se met à nu (au sens propre comme au figuré) pour le plus grand plaisir de nos yeux et nos oreilles.

Laurent Gérard est un comédien que l’on applaudit ici et là, dans des pièces enlevées, des films, des téléfilms. Cette fois, pour ses 40 ans, il s’offre un beau cadeau : son premier one man show. “Seul en scène” pendant plus d’une heure, il ose prendre des risques et joue un peu sa vie, s’amusant des quiproquos : « Gérard, comme le prénom »… et non Gerra, bien sûr.

Drôle et incisif, Laurent nous emmène au travers de cinq tableaux dans un univers aussi réaliste que loufoque, racontant son histoire sans tabous. Dès le premier tableau, il se montre sous un angle très… « sexuel », d’après ses propres mots. Son culot en choquera peut-être certains, mais en fera mourir de rire d’autres. Sa belle gueule et son corps sculpté, il les expose, et en fait une scène insolite, poussée à l’excès. Sexe, politique, classe sociale et immigration… Il n’a pas peur des mots. Son écriture est en effet très fine et très acérée. Il ose donc toutes les audaces et prend beaucoup de libertés. C’est en pastichant sa propre famille que Laurent Gérard dénonce le plus. Il se moque ouvertement de l’ignorance assidue des femmes d’un soit disant certain niveau (surtout économique), à en faire pleurer de rire son public. A prendre au second degré, évidemment. Sa rencontre insolite dans un camp de naturiste , sa part de féminité non refoulée où encore François Fillon se faisant des mèches blondes sont aussi des personnages troublants, surprenants, attachants, truculents qui ont le don de nous séduire.
Petit clin d’œil pour le dernier tableau, et particulièrement, pour le très travaillé costume !
Spectacle à voir ! C’est un plaisir d’une petite heure qui n’a pas le temps de nous ennuyer, au contraire. On découvre un comédien doué, juste, et même, touchant.

 

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Geraldine Lance

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