Théâtre
La Grande Seinpresse détourne les contes de fées

La Grande Seinpresse détourne les contes de fées

25 février 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Théâtre Darius Milhaud accueille jusqu’au 30 mars une petite merveille de théâtre jeune public. le Mystère de la Grande Seinpresse est un conte clowno-musical où la clown et trompettiste Rafaële Arditti malaxe le langage pour raconter aux enfants une histoire d’amour loin des contes de fées classique. Réjouissant!

Trouvée par le lutin Banjo-Banjo au miyeu de la forêt propicale, la Grande Seinpresse du royaume d’Issy-Lexique rencontre le vampire Morcrax qui la séduit puis l’ensorcelle. Elle se retrouve enfiermée dans une croquille de Nieuf… Banjo-Banjo va-t-il parvenir à la libérier ?

Le lutin Banjo-Banjo parcourt le royaume « des êtres pumains » pour chercher des spécialistes de mots magiques afin de libérer la Grande Seinpresse de son triste sort. Il est notamment confronté à l’utilisation des mots dans les régimes totalitaires. Le parti-pris artistique privilégie l’interdisciplinarité en alliant le clown, le conte et la musique.

La Grande Seinpresse est une clown. Dans un burlesque revisité et contemporain, elle associe un travail de voix et de corps pour porter le récit de situations et d’épreuves de la vie, notamment dans le rapport à l’amitié et au désir amoureux. Le second langage du spectacle est le conte. La Seinpresse et Banjo-Banjo entrainent les enfants dans leur univers. Le conte se situe dans le temps des enfants et ramène les adultes dans une écoute première dans une volonté d’apporter une réflexion sur les rapports au temps et à la langue.

Ici on s’amuse avec les mots, on pose un regard malin sur les conjugaisons « compliquées » du passé, faisant apparaitre ainsi la multiplicité des sens des mots et provoquant un jeu stimulant de l’esprit. Les « erreurs » de prononciation, de syntaxe, les dyslexies, permettent aux enfants de s’identifier aux personnages, et inscrivent la parole dans la « musique » du spectacle.

En alliant la musique live à un récit décalé et original, Rafaële Arditti signe un spectacle rare qui fera rire autant qu’il touchera les enfants et les adultes.

Le Petit Chaperon Uf explique la Shoah aux enfants
Zahia en couverture du magazine V
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *