Théâtre

Disparition de Michel Fagadau, grand homme de théâtre

11 février 2011 | PAR Christophe Candoni

Francis Perrin, Francine Bergé, Davy Sardou, Jean-Paul Bordes et leurs autres partenaires jouent tous les soirs ce qui sera le dernier spectacle de Michel Fagadau, mort à 80 ans en milieu de semaine des suites d’un cancer. Le metteur en scène avait choisi de revenir une fois de plus à Anouilh en montant Le Nombril sur la scène de la Comédie des Champs-Elysées.

Il était à la tête du somptueux théâtre de l’Avenue Montaigne depuis 1994 et comme pour la Gaîté Montparnasse où il a été nommé alors qu’il n’avait que 24 ans, il en a été un bon directeur mais s’est surtout accompli en homme de théâtre, metteur en scène et directeur d’acteurs.

Né en Roumanie, pays dont il gardera le doux et musical accent, il est révélé au théâtre alors qu’il est encore gamin et qu’il découvre Ibsen. Plus tard, il s’est formé à l’art dramatique en Angleterre où, tout jeune acteur,  il joue plusieurs rôles dans la Royale Shakespeare Company.

Son goût prononcé pour les écritures contemporaines anglo-saxonnes (Pinter bien-sûr) l’a guidé à proposer à Paris de nombreux auteurs intéressants sans éclipser la nouvelle génération française, de Zeller à Rault. De Daniel Margulies, on retiendra les excellents Brooklyn Boy avec Stéphane Freiss, puis, En toute confiance avec Barbara Schulz. On a aimé aussi Le miroir d’Arthur Miller, découvert Willy Russel (L’Education de Rita) ou Marry Schisgal (Love).On avait applaudi la saison dernière sa très jolie mise en scène de Colombe qu’il avait repris pour réunir la mère et la fille, Anny Duperey et Sara Giraudeau sur scène.

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Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

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