Théâtre

Avignon Off « La paix dans le monde » de Diastème, une poétique évocation de l’amour absolu.

Avignon Off « La paix dans le monde » de Diastème, une poétique évocation de l’amour absolu.

16 juillet 2019 | PAR David Rofé-Sarfati

La pièce écrite par le collectif Diastème est le dernier opus d’un triptyque dont chaque partie peut être vue séparément. Elle offre à Frédéric Andrau l’occasion de nous émouvoir et de nous prouver son immense talent. 

Ça parle d’amour, d’un amour absolu, d’un amour fou au vrai sens du terme. Cinq ans ont passé. Puis dix, puis quinze. Simon n’a pas revu Lucie. Il vit en Suisse, à quelques kilomètres de la maison de Charlie Chaplin. Il lit des livres, il fait du feu. Il ne voit pas le temps passer. Cependant Simon se prépare au jour où ils seront à nouveau réunis. Il doit être prêt. Tout doit être prêt. Car le monde n’oubliera jamais ce jour.

La scénographie minimaliste enrichie d’une video de Lucie (Emma de Caunes) donne toute la force au texte lentement prononcé, parfois chuchoté par Frédéric Andrau. L’histoire se tisse sur plusieurs années. Elle est la chronique d’un amour véritable mais singulier et parfois effrayant. Celle de la réparation d’une passion qui percute la réalité, et au cours de laquelle les douleurs se calment, les corps s’apprivoisent; sans que jamais l’amour ne décline.

Frédéric Andrau est lunaire et magnétique. Il incarne parfaitement le personnage de Simon en même temps déchiré et  soutenu par le sentiment amoureux. Le comédien est épatant dans cette bouillonnante sérénité. Il constitue peut-être l’analogie de la paix dans le monde.

La pièce, création OFF 2019, est une magnifique sélection pour le festivalier. 

 

La paix dans le monde , ARTEPHILE, à 14h05.  5 bis, rue Bourg Neuf – 84000 – Avignon.

©Visuel: affiche de la pièce. 

Infos pratiques

Théâtre des Corps Saints
MuMa du Havre
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale.Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival.CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *