Théâtre
[Avignon Off] Et mon mal est délicieux et Moi, Dian Fossey deux mises en scène de Gérard Vantaggioli

[Avignon Off] Et mon mal est délicieux et Moi, Dian Fossey deux mises en scène de Gérard Vantaggioli

19 juillet 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Les chiens sont aux abois à Avignon, que ce soit le petit ou celui qui fume les deux théâtres se situant à l’angle teinturiers / Guillaume Puy.  Normal le metteur en scène Gérard Vantaggioli s’accompagne du musicien Eric Breton pour deux spectacles très différents : Et mon mal est délicieux de Michel Quint et Moi, Dian Fossey de Pierre Tré-Hardy

11h- Et mon mal est délicieux

Au théâtre du Petit Chien, l’occasion est belle de voir sur scène un monument, monsieur Michel Le Royer. Il a aujourd’hui 81 ans, en parait dix de moins et incarne Max Klein un jeune homme amoureux d’une jeune femme, Luce. Elle ne cherche que Gérard un jeune garçon qui lui promet qu’il jouera le Cid un jour, dans une cour…

Le spectacle ne peut que raisonner avec l’œuvre de Jérôme Bel offerte dans la Cour d’Honneur. Voilà, de façon moins intense et moins sensible, soyons honnête, un autre spectacle qui raconte Avignon, et qui pour une fois, fera retentir, dans le Off, les trompettes de Maurice Jarre.

Max Klein se mêle à Michel Le Royer, dans une fusion qui parfois trompe le comédien, rendant son jeu trop émotionnel. Le piano précis vient apporter des virgules alors que sur un écran, la Chartreuse de Villeneuve les Avignon dans son état actuel, un centre d’art, se pare d’images d’archives.

Un jeune écrivain campé par Adrien James n’est sur scène que pour passer le témoin de cette histoire qui mêle les heures noires de la collaboration à la naissance du Festival d’Avignon.

15h55 :  Moi Dian Fossey

Quelques heures plus tard, nous changeons d’ambiance pour partir au cœur de la forêt Rwandaise. La scénographie, ici aussi utilise la part vidéo. L’orage, les montagnes, les arbres. Et sur le plateau, un arbre au creux duquel se love une jolie dame, la comédienne Stéphanie Lanier. Jean, chemise. Elle est immédiatement Dian Fossey, cette jeune femme qui partit un jour explorer les territoires des Grands Singes pour finalement passer 18 ans, jusqu’au jour de son assassinat, auprès d’eux.

Et c’est justement le jour de sa mort que nous la rencontrons, esprit d’un corps massacré à la machette. La comédienne est une bouffeuse de plateau qui vous capte malgré vous.

On se prend à se passionner pour la vie Digit ou d’Oncle Barney et à pleurer avec elle quand les braconniers attaquent.

La musique d’Eric Breton se fait lourde et intense, apportant une bande son très cinématographique au spectacle.

Une très bonne pièce.

 Informations Pratiques :

Jusqu’au 28 juillet

11h- Théâtre du petit Chien, 76 rue Guillaume Puy, Avignon- 0490858949

15h55- Théâtre du Chien qui fume, 75 rue des Teinturiers, Avignon- 0490852587

Relâche le 20 juillet.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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