Théâtre
Auréliens au Festival d’Automne : porter la cause écologique sur scène

Auréliens au Festival d’Automne : porter la cause écologique sur scène

17 décembre 2021 | PAR Orane Auriau

Avec Auréliens, « Aurélien » Patouillard porte la parole du militant écologiste et astrophysicien « Aurélien » Barrau, d’après son texte Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité – que nous vous conseillons de lire ou écouter. Une adaptation puissante de ses constats scientifiques par le théâtre, proposée par la 2b company. 

La parole comme prise de conscience

Là où les études et chiffres énoncés par les climatologues peuvent être difficiles à entendre, conceptualiser, François Gremaud adapte le tout par l’art pour le rendre sensible, audible. Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, se qualifie lui-même de non spécialiste, mais engagé et faisant la lecture d’études scientifiques au grand public, pour alerter sur l’urgence d’agir pour notre planète. Remettant profondément en cause les fondements d’une société sourde aux catastrophes souvent invisibles à nos yeux. Dans cette « pièce » puissante, un grand alarmisme : il ne faut pas accélérer les prises de mesures écologistes, il faut s’y mettre. Maintenant, pas à un autre moment. 60% des espèces ont disparu en 40 ans. Mille milliards d’animaux sont tués chaque année, pour une population (humaine, représentant 0,01% du vivant) broyant tout sur son passage. Qu’attendons-nous au juste pour nous battre? 

Un retournement des valeurs

Pas de manipulation par le discours, pas de sophisme. Juste des statistiques, des faits, qui sont réels, concrets. Pas d’expression outrancière pour convaincre. Les hommes mentent mais pas les chiffres, comme on le dit. L’acteur en vient à ne pouvoir se servir que d’un ultime outil : le sarcasme et la dérision. Car que faire de plus, face à notre inaction?

Oui, il est temps d’agir, temps d’oublier le mythe de la croissance, de l’argent et du pouvoir d’achat comme modèles de réussite. Car s’il n’y a plus de planète saine où vivre, à quoi bon nos préoccupations futiles? Aux décideurs politiques, pour une fois, de prendre de vraies mesures, de faire de l’écologie le combat le plus important. Car rien ne l’est plus que la vie. A nous aussi, à notre échelle individuelle, de bouleverser nos habitudes. Considérons le vivant, considérons l’antispécisme et protégeons les écosystèmes. 

Vous l’aurez compris, ce spectacle  vise à une prise de conscience, et non à vous divertir et vous changer les idées. Et parfois, cela n’est pas plus mal. 

 

Visuel : © Mathilda Olmi

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Orane Auriau

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