Théâtre

À qui la faute?: un voyage initiatique en terre espagnole

À qui la faute?: un voyage initiatique en terre espagnole

21 décembre 2017 | PAR Donia Ismail

Jacques Vidal et Philippe Bonhommeau sont sur scène tous les mardi et mercredi dans la folle pièce À qui la faute? à la Comédie de Paris. Les deux intrépides vous emmènent dans un voyage de La Courneuve pluvieuse à la chaleur de Séville. L’occasion de passer un moment agréable en compagnie de ses proches.

 

« Moi j’ai fait mon maximum, c’est pas ma faute » déclare Pablo, l’un des personnages de la pièce.
C’est dans une petite salle intimiste, La Comédie de Paris, non loin du Moulin Rouge, que se joue la pièce À qui la faute? écrite par Jacques Vidal et mise en scène par Flannan Obé.
Le public est en place. Ce sont des musiques espagnoles qui font patienter les spectateurs, ce qui annonce d’emblée la couleur. La pièce de théâtre nous emmènera en Espagne, à Séville la ville du flamenco. Et c’est sans doute en son hommage que le rouge et noir, plus qu’un simple clin d’oeil à Jeanne Mas, sont omniprésent dans le spectacle.

Les lumières s’éteignent, et un premier personnage arrive sur scène, Pablo. Ce grand gaillard, un peu niais sur les bords, rentre chez lui après une longue journée de travail. Il découvre que sa femme, Carmen, a quitté le domicile conjugale avec sa fille Manuella, direction Séville. Désespéré, il part sur les routes espagnoles à la recherche des « deux femmes de sa vie », accompagné de son ami d’enfance avocat, Felipe.

S’ouvre alors, un voyage initiatique teinté de musiques espagnoles, danses, du flamenco à la salsa, en passant même par la rumba. Un voyage où chacun se découvre, et s’affirme. Un voyage d’une douceur folle, entre blagues potaches et moments d’émotions. On y voit deux personnages aux antipodes l’un de l’autre. Ils sont tarés et drôles, très drôles. Le public suit les comédiens dans leur folie. Les éclats de rires fusent dans la salles: les plus petits comme les plus grands sont séduits.

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Inépuisables. Les comédiens sur scène sont comme des piles électriques. Ils savent tout faire: ils dansent, chantent, s’insurgent, s’aiment, jouent. Au bout d’une heure et demi, on est épuisé pour eux. Ils ont fait le show.
Tout s’enchaine très vite, l’ennui n’y trouve pas sa place. Les entrées et les sorties successives rythment la pièce, et lorsque l’on approche le dénouement, on est presque triste de devoir dire adieu à cet univers délirant.

Si vous voulez passer une bonne soirée en famille, on vous conseille d’aller voir À qui la faute? à la Comédie de Paris. Mais vite! Il ne reste que deux représentations le 26 et 27 décembre.

visuel: @LouisBarsiat

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Donia Ismail

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