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Spectacle vivant : Les Tops 2015

Spectacle vivant : Les Tops 2015

11 décembre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Dans les coups de cœur de la rédaction spectacles, il y avait si peu de doublons que nous avons choisi de donner la parole à chaque rédacteur. Parcours dans une année où les réels chocs ont été rares, donc très précieux.

Amélie

Faire un top 3 ou 5 ? Impossible de choisir, alors, impunément, je triche et je fais des groupés. La première place de mon top revient à Anne Teresa de Keersmaker qui avec deux oeuvres Golden Hours et Die Weise von Liebe und Tod a posé une grande pierre à l’édifice de la danse en faisant de la radicalité une fête. Chez elle le texte devient mouvement, mais un mouvement ardu. Cette danse là ne se déploie pas. Elle est coupée dans son élan. Elle impose aux pieds de se contraindre, aux jambes de se plier. Elle demande aux visages d’être des membres dansants au même titre que les autres. Les images restent et impactent. Orlando sautant, la bergère amoureuse vrillant, le duc tapant de tout son être sur la scène pour Golden Hours où l’homme pris dans l’immense cage grise du Rilke. Sa danse est exactement le miroir inversé de gestes hyper-récitatifs comme ont pu les dessiner Akram Khan ou Angelin Preljocaj. C’est d’une modernité aride à l’image de l’époque. A encaisser, à digérer, à voir.

La seconde place revient à Castellucci. Le Festival d’Automne a eu la bonne idée d’offrir à ce génie un portrait en deux ans. Son Le Metope del Partenone a eu cette année un echo particulier. La pièce est arrivée à La Villette après avoir été créé en juin 2015 à Bâle. Personne d’autre que l’homme qui a mis l’Enfer sur le plateau de la Cour d’Honneur ne pouvait dans un geste eschatologique, prédire l’avenir à ce point en nous confrontant, dans une sublimation du réel, aux images des attentats du 13 novembre 2015.

La troisième place de mon classement revient à Olivier Saillard pour son Models never talk. Prétentieux, glamour, sexy. Le spectacle qu’a proposé le directeur du Musée Galliera (Musée de la mode de la ville de Paris) s’amusait une fois de plus à faire défiler les filles en dehors des podiums. C’est au Centre National de la Danse qu’il avait choisi de déposer les corps des icônes que sont les tops Christine Bergstrom, Axelle Doué, Charlotte Flossaut, Claudia Huidobro, Anne Rohart, Violeta Sanchez et Amalia Vairelli. Models Never Talk, une leçon de style.

La quatrième place revient à Gala de Jérôme Bel. Le chorégraphe continue avec ce spectacle ses portraits de danseurs ou de lieux en s’attachant ici à plonger parmi les anonymes. Gala est réjouissant, affirmant que tout le monde danse, que la place sur le plateau n’est pas le lieu de l’élite.
La cinquième place revient à Vingt danseurs pour le 20e siècle de Boris Charmatz. Faire danser l’archive. Écrit comme cela rien de très sexy, pire, rien de populaire. Alors comment faire ? Et bien en important une idée chère à la fois à Jean Vilar et Au Musée de la Danse : donner à voir les pas qui ont fait le vingtième siècle, en les sortant de leurs cadres. Vingt danseurs pour le XXe siècle, spectacle déambulatoire et performatif chorégraphié par Boris Charmatz est entré au répertoire de l’Opéra de Paris.

En cinquième place bis et ter,je pioche Ann Van Den Broek. La chorégraphe était pour la première fois présentée en France aux Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. The black piece est le genre de pièce dont les images vous hantent longtemps. Où sommes-nous ? Dans une backroom, dans le Projet Blair Witch, dans le clip « Vogue », dans l’after party d’un concert de rock en 1984 ou bien juste dans notre sommeil, plongé dans un cauchemar ? Ann Van Den Broek redéfinit l’espace à la lampe torche et c’est à revoir dès que possible. Autre coup de cœur et révélation pour Jan Martens qui en héritier de Sciarroni a fait du rebonds un art dans un geste voyeur, qu’on pourrait même qualifier de violent.

Et si ma cinquième place s’étire encore, j’y colle Joris Lacoste ( pour la chorale des mots délirante), Dark Circus ( pour leur cynisme circassien)  et Les Chiens de Navarre ( pour leur crucifixion sur plage)

Yaël

Le Poisson Belge Une pièce juste et forte sur la deuil, la douleur et l’enfant meurtri qui peut sommeiller en nous porté par un duo d’acteurs magnifiques :

Ciboulette à l’Opéra Comique – Léger, virtuose, drôle, bien joué, interactif. L’opérette élevée au niveau de la perfection

Anna Christie à l’Atelier- Mélanie Thierry embrassait avec élégance le personnage ambigu de Tenessee Williams. Une pièce classique mais puissante et efficace.

Geoffrey 

1) Les Enfants du soleil (mise en scène Mikaël Serre, présenté en février au Monfort)

Un grand texte servi dans un mélange d’humour noir et de langueur, dans une mise en scène prenante qui a su toucher du doigt les humanités décrites par Maxim Gorki. Avec d’exceptionnels acteurs, et le grand Thierry Raynaud en tête.

2) Polices ! (chorégraphie de Rachid Ouramdane, sur un texte de Sonia Chiambretto, présenté en mars au Théâtre de la Ville)

Un spectacle chorégraphique virtuose mais aussi très humain, sur un beau texte de la passionnante Sonia Chiambretto.
3) Eau sauvage (mise en scène de Julien Fisera, sur un texte de Valérie Mréjen, présenté en mars au Théâtre de Vanves)

Une micro odyssée troublante et vénéneuse, tendue entre amour et poison. Où le travail sur le son de Julien Fisera nous accrocha, tout autant que la capacité de Bénédicte Cerutti à générer des images.

4) L’Avare (mise en scène de Jean-Louis Martinelli, créé au Théâtre Montansier de Versailles, puis présenté au Théâtre Déjazet)

Une vision désabusée et suprêmement intelligente de la pièce de Molière, servie par une troupe éblouissante. Un Avare qui nous laissa en tête plusieurs morceaux de bravoure : la plainte de Vincent Debost/Maître Jacques quant à ses chevaux, les errances menaçantes de Jacques Verzier/La Flèche… et la danse de séduction du grand Jacques Weber, excellent Harpagon.

5) Le Prince travesti (mise en scène de Daniel Mesguich, présenté au Théâtre du Chêne-Noir, lors du Festival d’Avignon Off 2015)

La pièce de Marivaux jouée entre ombres, fantômes et fumées, par de stimulants comédiens. Une vision prenante et obsédante de l’amour, du pouvoir, et de leurs moyens d’expression. Avec un William Mesguich s’amusant à mort, en costume de Marilyn Manson. Daniel Mesguich, peut-être pas forever, mais pour longtemps encore !

Araso
1. Anne Teresa de Keersmaeker: Golden Hours, (As you like it), au Théâtre de la Ville

Anne Teresa de Keersmaeker y est au sommet de son art. Son Golden Hours, (As you like it) marquera à jamais un avant et un après dans l’histoire de l’écriture de la danse. A l’heure où le monde entier s’enfonçait dans la procrastination, individuellement, collectivement, étatiquement, Anne Teresa de Keermaeker se lançait à corps perdu dans l’écriture d’un langage nouveau d’une force inégalée. Sous couvert d’un temps faussement ramolli, elle impose sa propre temporalité, et c’est cette distorsion du temps qui permet d’entrer dans une méta-dimension qui est celle de la prise de conscience. Elle ralentit le temps pour parler de la vie réelle. Je me souviens de cette émotion qui m’a submergée. Anne Teresa de Keermaeker danse ses paroles. Et lorsqu’elle parle d’amour, d’exclusion, de bannissement, c’est toute l’Humanité qu’elle raconte.

2. Romeo Castellucci, le Metope del Partenone,  à la Villette

Je me souviendrai toute ma vie de ce Castellucci, plus encore que des autres. La première parisienne a lieu le 23 Novembre 2015, pile dix jours après les attentats. Dix jours interminables d’une longue gueule de bois, tout Paris est sonné, je suis sonnée. Et Romeo Castellucci va me permettre de faire le deuil de ces morts que je n’ai pas connus. Ses Métopes sont un électrochoc. Ces morts accidentelles, criantes de vérité, sont d’une violence inouïe, aussi incompréhensibles qu’injustes. Il n’y a pas de contexte, juste cet instant de tremblement où la vie s’en va. Les morts se relèvent et on lit des énigmes, ensemble. Le Metope del Partenone, c’est la vie après le deuil, la spiritualité debout devant la barbarie. C’est ça, sublimer.

3. Jérôme Bel, Gala, au Théâtre de la Ville 

Un instant de pur bonheur. Les danseurs sont des non-professionnels et l’identification est quasi-immédiate. Qu’est-ce que la danse dit de notre rapport au corps? Ça veut dire quoi, bien danser, mal danser? Ces individualités qui s’expriment sur scène, qui se racontent avec tellement de naturel et de vérité étaient désarmantes. Enfant, mes idoles s’appelaient Michael Jackson et Madonna, et pas Anne Teresa de Keersmaeker ni même Pina Bausch. Ce soir-là, au théâtre de la Ville, Jérôme Bel nous a tous décomplexés et nous a fait danser ensemble. A la fin du spectacle, nous étions tous debout, heureux d’être là, rassemblés dans une longue standing ovation. Son Gala était une pure jouissance.

4. Kader Attou, The Roots,  au Théâtre National de Chaillot

Un ajout de dernière minute qui mérite une place en or dans mon Top 2015. Déjà, parce que The Roots est un spectacle que l’on peut aller voir les yeux fermés (mais une fois dans la salle on les aura bien ouverts), à tout âge, et qui réussit la prouesse de fédérer les amateurs de hip-hop, les réguliers pointus de la danse et le public qui ne voit jamais de danse. Tous les codes du hip-hop sont là. La dramaturgie est présente sans trahir le genre. L’atmosphère est feutrée, poétique tout en restant pêchue et en évitant le piège du kitsch – fait suffisamment rare pour être souligné ! Les genres se mélangent – superbe prestation de claquettes qui ne dénote pas, les clins d’oeil sont subtils et l’histoire se raconte toute seule. Le propos est clair, net, sans ambiguïté: le hip-hop est un genre universel, fédérateur et un registre incontournable de la danse. L’énergie sur scène est folle, les danseurs sont parfaits dans leur maîtrise et leur interprétation. Un grand moment de danse.

Simon

1 : 7 Pleasures – Mette Ingvartsen

Présentée du 18 au 21 novembre au Centre Pompidou dans le cadre du Festival d’Automne, soit moins d’une semaine après les attentats de Paris, 7 Pleasures pourrait être vu comme un acte de résistance contre lidiotie fanatique. L’intelligence de cette performance réside dans sa capacité à ne sombrer dans aucun des trois écueils propres à toute oeuvre qui voudrait traiter du corps dans sa dimension collective : d’abord, un exhibitionnisme morbide et gratuit ; ensuite, une uniformisation du groupe d’acteurs qui agirait selon une pensée unique (et par conséquent dangereuse) ; et enfin, un penchant pour la destruction qui résulterait de cette force collective. La dernière création de Mette Ingvartsen n’est précisément rien de tout cela. Il s’agit d’une oeuvre étonnamment pudique, dans laquelle des individus se libèrent de la coulée de corps dont ils proviennent, pour crier au spectateur le manque de rapports humains dont ils souffrent. 7 Pleasures refuse de céder à la facilité d’un voyeurisme spectaculaire qui ferait le miel des moralistes les plus dangereux. Cest un exploit.

2 : Moses und Aron – Romeo Castellucci, Arnold Schönberg

Pour inaugurer son entrée à l’Opéra de Paris en octobre dernier, Romeo Castellucci a décidé d’être fidèle à ses thèmes de prédilection, en se penchant sur un opéra inachevé de Schönberg qui traite de la représentabilité de Dieu à travers la relation conflictuelle entre Moïse, son frère et le peuple juif. Avec Moses und Aron, l’artiste italien signe une des oeuvres les plus abouties de lannée, entièrement tournée vers une iconoclastie assez pessimiste (l’opéra s’achève par Moïse brisant les Tables de la Loi) au point d’atteindre volontairement des sommets de laideur lors de l’épisode du Veau d’Or : la scène, qui était d’une blancheur virginale en présence de Moïse, s’imprègne à l’occasion d’une immonde mélasse noire dès le départ du prophète pour le Sinaï. Des visions extrêmement belles apparaissent fugitivement sur le plateau, sans jamais tomber dans le spectaculaire gratuit. Car tout a un sens sur scène, et tout est clair : iconoclastie ne signifie pas ésotérisme, et le choix de mise en scène est si cohérent que l’on ressort de ce spectacle avec le sentiment davoir vu évoluer un corps, dont Moïse et son frère seraient les organes vitaux, et le peuple juif, l’épiderme hypersensible.

3 : Daisy – Rodrigo Garcia

Daisy, jouée au Théâtre du Rond-Point en mars dernier, n’aurait probablement pas fait partie du top 2015 si son créateur n’avait pas décidé dernièrement de lancer 4 au Théâtre des Amandiers. Sa présence dans cette liste est à voir comme une piqûre de rappel de la qualité dont les écritures de plateau supervisées par Rodrigo Garcia sont parfois capables. Daisy atteint en effet des sommets de drôlerie et de poésie que 4 est à peine parvenu à effleurer. Le texte, fragmentaire comme à son habitude, traite avec justesse de thèmes variés et nécessaires, parmi lesquels un morceau de bravoure sur le smiley, ce « petit symbole à la con » qui se substitue à toute subtilité du langage humain. Quant aux images scéniques associées au texte, rien à voir avec ce plateau déséquilibré que nous propose 4. Dans Daisy, un quatuor à cordes côtoie les fantômes dépressifs de suburbs californiens ; un homme aide son ami à se suicider sur une musique d’Atahualpa Yupanqui ; Leibniz apparaît sur scène, introduit par la plus kitsch des transitions Powerpoint. Il serait dommage d’oublier que Rodrigo Garcia est capable de faire de très belles choses.

4 : The Civil Wars – Milo Rau

Présenté au Théâtre des Amandiers en mars dernier, The Civil Wars est un témoignage direct dacteur à spectateur sur la montée du fondamentalisme religieux dans une Europe en crise. C’est un partage d’expérience pur et simple, et sobre : Milo Rau se débarrasse du medium du personnage de théâtre pour privilégier la biographie de ses acteurs, déjà palpitante en elle-même. Une caméra dressée entre la scène et la salle garde une trace de cette réalité injectée sur scène, comme pour signaler l’importance d’un tel processus. Ce détour du théâtre vers le documentaire est à voir comme un acte politique désespéré, une réaction à une crise de l’expérience dont souffrirait notre civilisation. Milo Rau semble s’être donné la mission de mettre des visages sur cette Histoire que Georges Perec affuble « d’une grande hache » dans W ou le Souvenir denfance. Sa prochaine création, The Dark Ages, qui sera présentée aux Amandiers en février prochain, semble participer du même désir urgent de transmettre.

5 : En Route Kaddish – David Geselson

En Route Kaddish est une tentative de reconstitution par le metteur en scène du passé de son père, Yehouda Ben Porat, dont l’histoire, mystérieuse, trouée, est intimement liée à celle de l’État d’Israël. Le spectacle se déroule à hauteur des spectateurs, dans les rangs desquels tournent quelques vieilles photos de famille. Après quelques anecdotes drôles, touchantes ou compromettantes à propos de son père défunt, le miracle du théâtre a lieu : David Geselson fait renaître ce dernier dans le corps du merveilleux acteur Elios Noël. Car c’est bien d’une invocation dont il s’agit : le théâtre plie le continuum historique pour permettre une confrontation qui n’a jamais eu lieu entre le père et le fils. Geselson crée une pièce de théâtre qui nest pas seulement autobiographique, mais bien généalogique. Le théâtre, vis-à-vis de l’histoire, détient le pouvoir du faire (poiein en grec), dans le sens où toute représentation est en réalité re-présentation, c’est-à-dire une ouverture des possibles de l’histoire permise par l’art lui-même. Par le théâtre, Geselson se désenglue d’un passé qui ne passait plus, produisant un dégagement proprement poétique, qui le renvoie à lui-même, et à son présent. Jouée au Théâtre de la Bastille en mars dernier, En Route Kaddish sera également joué au Nouveau Théâtre de Montreuil du 17 mars au 3 avril 2016.

Christophe

1. C’est la révélation de cette saison : Simon Stone est un jeune et insolent metteur en scène australien très courtisé en Allemagne qui n’a pas froid aux yeux. Avec Tyestes présenté aux Amandiers à Nanterre et Médée créée avec le Toneelgroep Amsterdam d’ Ivo van Hove, il a revisité très librement, audacieusement, des tragédies antiques dans des versions hypersensibles et ultracontemporaines. Deux chocs.

2. Magnifique ouverture cet été du Festival de la Ruhr par Johan Simons qui en prend la direction pour trois ans avec Accattone dont il signe une adaptation alliant gigantisme et d’intimité où se déploient toute la beauté, la tristesse et la sensualité solaires de Pasolini.

3. C’est le spectacle phare du Festival d’Avignon : Des arbres à abattre. En adaptant magistralement le plus beau roman de Thomas Bernhard, le grand Maître de la scène polonaise Krystian Lupa propose une sidérante exploration au plus profond de l’être humain.

4. N’en déplaise au très textocentré théâtre français, c’est sans mot (et sans esbroufe) que la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker met en scène As you like it de Shakespeare avec pour seul langage l’intensité organique et irradiante des corps silencieux dans son vertigineux Golden Hours.

5. Donné à Reims Scènes d’Europe puis à Lyon, Common Ground de la jeune et talentueuse dramaturge israélienne Yael Ronnen fut un formidable road trip sur la route des Balkans. Entre fiction et documentaire, il est aussi un retour aux origines, drôle et émouvant, pour les géniaux acteurs du Maxim Gorki Theater de Berlin.

6. L’éblouissant Splendid’s d’Arthur Nauzyciel qui magnifie la beauté virile et ambiguë de la pièce de Genêt mêlant avec incandescence le désir et la mort.

Visuels : © Anne Van Aerschot : Giovanni Giannoni ; Vincent Potet ; Charlotte Corman

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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