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[Critique] « Coûte que coûte » : danser avant de mourir, à Pôle Sud

[Critique] « Coûte que coûte » : danser avant de mourir, à Pôle Sud

07 octobre 2015 | PAR Matthias Turcaud

On va tous mourir mais avant faisons des spectacles, jouons et dansons, déclarent, un peu timidement, Brigitte Seth et Rose Montillo avec leur nouveau spectacle Coûte que coûte.

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La scène est envahie de pupitres. Les deux femmes qui y siègent nous répètent que ça va, gesticulent, se bousculent et s’emmêlent les pinceaux. Ça ressemble parfois à un sketch de Coluche dans les hésitations prolongées et le manque d’assurance total de la locutrice en question.

C’est parfois drôle, loufoque, intéressant du point de vue de la scénographie avec tous ces pupitres qui encombrent l’espace, ou du propos – nous savons bien que nous allons mourir, mais auparavant dansons et jouons -, mais c’est surtout timide. Les petites espèces de saynètes s’enchaînent sans qu’une vraie proposition artistique forte affleure. Dommage, car les deux performeuses ne semblaient pas manquer de tonus.

A Pôle Sud, 1 rue de Bourgogne, 67000 Strasbourg. Les 6 et 7 novembre 2015 à 20h30.

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Matthias Turcaud
Titulaire d'une licence en cinéma, d'une autre en lettres modernes ainsi que d'un Master I en littérature allemande, Matthias, bilingue franco-allemand, est actuellement en Master de Littérature française à Strasbourg. Egalement comédien, traducteur ou encore animateur fougueux de blind tests, il court plusieurs lièvres à la fois. Sur Toute La Culture, il écrit, depuis janvier 2015, principalement en cinéma, théâtre, ponctuellement sur des restaurants, etc. Contact : [email protected]

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