Danse
Ouverture du festival Actoral : Jour 2

Ouverture du festival Actoral : Jour 2

11 septembre 2022 | PAR Rachel Rudloff

L’ouverture du festival des arts et des écritures contemporaines se poursuit au Mucem, avec la reprise des spectacles de la veille mais aussi de nouvelles performances.

Version (Maquette 3/12), Théo Casciani

Dans son processus d’écriture de ses romans, l’auteur Théo Casciani intègre la vidéo : pour écrire, il met en image des extraits de son prochain roman, ici en coréalisation avec le cinéaste Lou Rambert Preiss. Un multivers, des avatars, des hologrammes… Sans vraiment de contexte, l’oeuvre de Casciani nous reste très étrangère.

Le texte, très graphique, pourrait presque se suffire à lui-même, posant des interrogations fondamentales sur un futur pas si lointain. Quelles vies sacrifions-nous pour une société ultra connectée ? La technologie nous sauvera-t-elle de la mort ?

Ainsi, à travers les hologrammes, les univers parallèles mais aussi la non-binarité du personnage principal, Théo Casciani interroge la fluidité, la multiplication et la complexité des identités aujourd’hui.

Wild Minds, Marcus Lindeen

Retrouvailles avec une pièce dont Toute La Culture vous a déjà parlé lors de sa création, Wild Minds. Dans un dispositif original, Marcus Lindeen nous emmène avec le deuxième opus de sa Trilogie des identités au coeur de l’imagination des « rêveurs compulsifs ». Pas de plateau : public comme acteurs, nous nous retrouvons tous en cercle comme des « rêveurs anonymes ».

Sous le mode de la confession, les profils des rêveurs échangent et se reconnaissent. Mais la plus grande originalité vient des textes : ils ne sont pas, comme chez Castellucci, appris par cœur mais dit dans une oreillette en temps réel. Au sommet de l’anti-théâtre, il y a le désapprentissage du texte : la diction vient de l’état instantané de l’acteur, de sa capacité à se mettre en condition pour recevoir ce texte.

Le naturel et l’immersion totale du dispositif nous donnerait presque envie de participer nous aussi et de prendre la parole pour faire durer la pièce. En effet, la fin est assez abrupte, et l’on aurait envie de creuser encore plus la fluidité des identités, le dédoublement, d’habitude au cœur du travail de Marcus Lindeen.

Wild Minds, Marcus Lindeen, 45 min. A voir le 11 septembre au Mucem mais aussi du 6 au 16 octobre au Théâtre de Gennevilliers (dans le cadre du Festival d’Automne).

La peau de l’espace, Yasmine Hugonnet

Entre danse et performance, l’artiste nous emmène dans voyage philosophique et poétique, dans la légèreté de la pesanteur. Qu’est-ce qu’un mouvement ? Est-ce que l’arrêt total de mouvements n’est pas en soi un geste ? Accompagnée d’un texte qui sonnerait presque comme un conférence, la chorégraphe cherche devant nous, de nouvelles manières de bouger, mais aussi de s’immobiliser.

Si son travail au sol est impressionnant, on en vient presque à regretter le lieu choisi : au milieu du hall du Mucem, dans la lumière jaunâtre du musée, il est difficile de rester concentrer sur la performance de l’artiste et sa recherche chorégraphique perd en intensité.

La peau de l’espace, Yasmine Hugonnet, 50min. A voir le 16 et 17 septembre, Lafayette Anticipations.

Visuel : images du dossier de presse.

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Rachel Rudloff

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