Opéra

Saisons européennes d’opéra : Monte-Carlo affiche une belle saison 2019-2020 entre grands titres et interprètes de choix

Saisons européennes d’opéra : Monte-Carlo affiche une belle saison 2019-2020 entre grands titres et interprètes de choix

14 mai 2019 | PAR Paul Fourier

Les saisons de l’opéra de Monte-Carlo se caractérisent, en général, par des distributions vocales de haute volée; la prochaine en est une parfaite démonstration.

De manière générale (proximité de la péninsule oblige), les compositeurs italiens se taillent la part du lion de l’institution monégasque. Le bel canto y est, de surcroît, souvent bien représenté et sera présent en force avec un opéra de Rossini, un de Donizetti et un de Bellini.
Rossinienne et artiste exceptionnelle, Cecilia Bartoli devrait être une comtesse Adèle menant à tambour battant le Comte Ory avec dans le rôle-titre, le talentueux ténor russe Maxim Mironov.
Titre inoxydable et invariablement couronné de succès, la Traviata sera de retour, dans une mise en scène du maître des lieux, Jean-Louis Grinda, et avec la grande (à ne manquer sous aucun prétexte) Ermonela Jaho (elle fut Violetta en décembre à l’ONP, lire ici). Son Alfredo sera Francesco Demuro et Giorgio Germont, Simone Piazzola (que nous avions apprécié à Palerme dans la Favorite).
L’opéra il Pirata de Bellini connaît, ces derniers temps, un regain d’intérêt. Après Genève en février dernier, après Paris et Madrid, où il sera à l’affiche en décembre, l’opéra de Monte-Carlo nous permettra notamment d’y découvrir dans ce rôle, en version concert, Anna Pirozzi (fantastique Gioconda à Barcelone en avril).
Spécialiste du bel canto, la Russe Olga Peretyatko (récemment Anna Bolena à Liège) devait être une Lucia di Lammermoor de haute tenue. Elle sera accompagnée par l’exceptionnel Arthur Rucinski et par Ismaël Jordi, dirigée par un expert en la matière, Roberto Abbado et dans une mise en scène de Jean-Louis Grinda.
Puccini complétera le tableau italien avec une Bohème dont la Mimi sera Irina Lungu.
Autre œuvre qui a compté sur les scènes nationales cette année (anniversaire Berlioz oblige), la Damnation de Faust sera donnée en version concert avec une belle distribution (Sophie Koch, Jean-François Borras et Erwin Schrott (qu’on a entendu notamment dans Don Giovanni)).
Peu connue en France, mais Star au Metropolitan Opera de New York, Patricia Racette sera présente à deux occasions, en février, pour mettre à l’honneur la culture musicale américaine, une fois pour un récital (autour de Broadway (Cole Porter, Stephen Sondheim et Georges Gershwin) et de Edith Piaf), l’autre fois dans une production de Street Scene de Kurt Weill.
Bien des plaisirs en perspective …

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