Opéra
Renée Fleming de retour à l’Opéra de Paris dans Otello

Renée Fleming de retour à l’Opéra de Paris dans Otello

06 juin 2011 | PAR Christophe Candoni

Éblouissante dans sa longue et brillante robe, élégamment parée de bleu, dans l’immensité de la scène dénudée et ouverte sur le foyer de la danse, entourée des miroirs qui reflétaient la salle de spectacle, Renée Fleming était la comtesse Madeleine dans Capriccio de Strauss au Palais Garnier, une production signée par Robert Carsen qui fit date et marquait, en juin 2004, la fin du mandat de Hugues Gall. Depuis, la soprano américaine ne s’était plus produite sur les plateaux de l’Opéra de Paris.

Elle revient enfin à l’Opéra Bastille, à partir du 14 juin, dans Otello, l’opéra de Verdi d’après le drame de Shakespeare. Elle y retrouve un rôle déterminant dans sa carrière, celui de Desdémone, la premier rôle qu’elle a chanté sur la scène du MET de New-York en 1995. La production qui sera présentée est déjà connue et peu appréciée du public parisien, celle d’Andrei Serban, homme de théâtre et metteur en scène lyrique aux relectures contemporaines parfois scandaleuses. On se souvient de la géniale reprise de sa Lucia di Lammermoor en 2006 avec Natalie Dessay et de l’ire du public qu’elle provoqua plus de dix ans après sa création. En sera-t-il autant pour cette nouvelle reprise d’Otello?

Après James Conlon et Valery Gergiev, le chef Marco Armiliato sera à la tête de l’orchestre et du choeur de l’opéra national de Paris et d’une distribution renouvelée qui réunit Aleksandrs Antonenko (Otello), Lucio Gallo en alternance avec Sergei Murzaev (Iago). En fin de saison prochaine, Renée Fleming est annoncée dans le rôle-titre d’Arabella de Richard Stauss, ce sera cette fois une nouvelle production confiée au metteur en scène Marco Arturo Marelli. Elle sera dirigée à nouveau à l’Opéra Bastille par le directeur musical Philippe Jordan.

 

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Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

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