Opéra

Le mystère de l’écureuil bleu : Ivan Grinberg et Marc-Olivier Dupin jouent avec les fantômes de l’Opéra comique

Le mystère de l’écureuil bleu : Ivan Grinberg et Marc-Olivier Dupin jouent avec les fantômes de l’Opéra comique

24 février 2018 | PAR Yaël Hirsch

Zavez pas vu Zampa? L’écureuil bleu de la jolie choriste Margot est au cœur d’une intrigue réjouissante qui permet d’entrer dans les coulisses de l’Opéra Comique. Une création qui est passée du web à la scène avec brio.

[rating=5]

Après Robert le Cochon et les kidnappeurs, le duo Ivan Grinberg et Marc-Olivier Dupin ont rempli la scène de l’Opéra Comique mais… sur le web, pendant les les travaux de rénovation de la Salle Favart qui se sont déroulés de juillet 2015 à février 2017. Avec des chanteurs de l’Académie de l’Opéra Comique et les musiciens des Frivolités, ils nous ont fait passer derrière le rideau, dans les cintres et en coulisses. Condensé en 1h30, ce Mystère de l’écureuil bleu ouvre « Mon premier festival d’Opéra » avec gaité, voix et finesse.

Alors que l’Opéra Comique doit réouvrir par un grand Gala où le tout-paris sera là, le directeur, Saint-Germain (Ronan Debois) est bien embêté : la star Adèle (Anna Reinhold) fait un énième caprice et ne veut pas chanter avec Léon (Jean-Jacques L’Anthoën). La choriste Margot (Armelle Khourdoïan) a un joli filet de voix et pourrait bien la remplacer dans les airs de Manon ou Carmen… C’est alors que frappe le premier meurtre qui secoue la Salle Favart et met en péril sa réouverture : Zampa, l’écureuil de Margot est retrouvé sauvagement assassiné, trempé dans la peinture bleue et passée par le filet de deux aiguilles à tricoter…

Avec une intrigue sympathique qui va chercher à la fois du côté du Fantôme de l’Opéra et du Cluedo, tout en nous en apprenant pas mal sur les hierarchies d’un théâtre, et avec une mise en scène aussi fluide et jolie que les voix excellentes de ses jeunes interprètes, L’écureuil bleu apporte un vent de fraîcheur au spectateur. Côté musique on en prend aussi plein des oreilles, avec un jeu de gigognes très bien mené où l’on entend le répertoire classique de l’Opéra entre les notes de Marc-Olivier Dupin, et des vrais arias tout à fait réjouissants. Et les voix sont vraiment à découvrir : en diva Anna Rheinhold est superbe, tandis que les deux duos entre Marion Tassou (qui joue la costumière Zineb) et Jean-Jacques L’Anthoën sont juste formidables. Un spectacle à aller voir en famille ce week-end à l’Opéra Comique où il reste des places.

visuels :© Vincent Pontet

Infos pratiques

La vitrine am
Le Forum
Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III).Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *