Marionnette
[Avignon Off] « La petite casserole d’Anatole », un spectacle jeune public qui ravira aussi les grands !

[Avignon Off] « La petite casserole d’Anatole », un spectacle jeune public qui ravira aussi les grands !

16 juillet 2015 | PAR Audrey Chaix

Anatole traîne toujours derrière lui une petite casserole. Elle se coince partout et l’empêche de faire ce qu’il veut. Il est bien en peine de s’en débarrasser, et finit par se cacher. Heureusement, de belles rencontres lui permettent de comprendre que finalement, ce qu’on croyait être un défaut peut bien vite devenir une qualité, à condition de savoir comment s’en servir …

[rating=5]

La petite casserole d’Anatole est un pur petit moment de poésie et de tendresse, pétri d’humour. Avec ces marionnettes blanches qui ressemblent un petit peu à Snoopy, Francesca Testi et Anthony Diaz conjurent un univers simple, mais diablement efficace, où la part belle est donnée au mouvement et aux ambiances sonores – notamment grâce à la très belle partition musicale de Aldona Nowowiejska.

Le message véhiculé par la pièce n’est pas le plus original, mais il est le plus universel : rien ne sert de lutter contre ce que l’on est, il suffit d’apprendre à en tirer parti pour faire de ses défauts, des qualités. Le sujet est ici traité avec beaucoup de finesse, à tel point que l’émotion est palpable dans la salle à la fin du spectacle – on a surpris quelques larmes écrasées en sortant de la salle, et pas seulement par les enfants …

Beaucoup d’émotion donc, beaucoup de rires aussi, le tout traité avec une simplicité toute touchante. Une belle ode à l’acceptation de la différence, qui plaira aux grands comme aux petits.

La petite casserole d’Anatole, de Isabelle Carrier et Cyrille Louge. Interprété par Francesca Testi et Anthony Diaz. Mis en scène par Cyrille Louge. Création lumière : Bastien Gérard. Marionnettes : Francesca Testi. Aide construction : Anthony Diaz. Collaboration musicale : Aldona Nowowiejska. Collaboration sonore : Paul-Edouard Blanchard. Construction décor : Sandrine Lamblin. Durée : 35 mn. À 10 h au Théâtre des Béliers. À partir de 3 ans. Jusqu’au 26 juillet.

Photos : © Compagnie Marizibill

Infos pratiques

Les Rencontres Photographiques d’Arles
Les Nuits Secrètes
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *