Danse

Toujours plus de danse lors de la présentation de « Plus Plus » à l’Opéra de Nancy

Toujours plus de danse lors de la présentation de « Plus Plus » à l’Opéra de Nancy

21 novembre 2018 | PAR Lisa Bourzeix

C’est un dimanche un peu ordinaire à l’Opera de Nancy. Mais pas complètement. Puisqu’à l’occasion de l’évènement  » Plus Plus  »  le Centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine s’invite dans ce lieu mythique pour proposer trois pièces de trois chorégraphes différents mais toujours avec le ballet.

Record of Ancient things c’est la première pièce du menu et qui de plus est faite maison puisqu’elle est le fruit de la création du directeur du CCN Petter Jacobsson accompagné par son acolyte Thomas Caley. Dans un premier temps c’est entre des coulisses de plastique transparent que les danseurs du ballet de Lorraine entrent et sortent. Les sauts sont virtuoses et les costumes, plus contemporains, créent le décalage. L’effervescence du groupe est prenante quand tout d’un coup changement d’ambiance, un solo fait de bras en adage insuffle une nouvelle énergie. Jusqu’à la fin ce décor permet un jeu sur les profondeurs et donne tout son sens à la notion d’utilisation de l’espace scénique. C’est maintenant l’heure de l’entracte, l’occasion de déambuler dans le sublime Opéra de Nancy, baigné dans la lumière de ce soleil hivernal.

Quand la lumière s’éteint de nouveau c’est un dos étrange, un peu monstrueux qu’on peut apercevoir. Cet incipit annonce l’entrée en matière de Transparent Monster de Saburo Teshigawara. Ce sont trois interprètes, trois hommes qui sont en scène. Mais sont-ils vraiment des hommes ? La danse, organique, l’est d’autant plus grâce à ces costumes qui semblent représenter les différents éléments. Des couleurs de la nature en tout cas, le vert, vif, le marron, le beige. C’est à travers un jeu sur les lumières que la scène est aussi investie. La géométrie, variable, se dessine sur le sol, tantôt circulaire, tantôt carrée. Vingt minutes, courtes mais intenses qui laisse le temps à la virtuosité de se déployer.

C’est finalement la pièce Flot de Thomas Hauert qui constitue le point culminant de cet après-midi nancéienne. Des ouvertures se créent dans ce fond vert pour laisser place successivement à des moments d’ensemble, des quintettes, trios et solos. Ils se succèdent de manière logique et apparaissent aux yeux du spectateur comme une suite de tableaux. Mais dès le départ c’est une sensation de décalage étrange que nous fait ressentir le chorégraphe. En effet les interprètes n’ont de cesse de se regarder les uns les autres créant une ambiance particulière sur scène qui parvient jusqu’au spectateur. Il s’observent, se regardent, se défient même parfois. On retiendra la virtuosité de la danse et la précision de chaque mouvement qui permet à chacun de prendre sa place.

Visuel : affiche de l’évènement, Laurent Philippe ©

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